08182017Headline:

Un autre Scandale à l’Ambassade de Côte d’Ivoire aux U.S.A:Un diplomate fait des revelations

visa passport

Scandale à “L’Ambassade sans eau potable, sans papiers hygiéniques pour les toilettes, sans connexion internet”.” Les frais d’installation, de logement, de carburant non payés”, selon un diplomate

Un diplomate dénonce la mauvaise gestion à l’Ambassade de Côte d’Ivoire aux USA “Les frais de missions sont surfacturés, les bourses des étudiants non payés, des diplomates expulsés de leurs logements”.

Un diplomate dénonce la mauvaise gestion à l’Ambassade de Côte d’Ivoire aux USA.

Monsieur Le Rédacteur en Chef,

Nous revenons vers vous pour défendre les intérêts de notre cher pays la Côte d’Ivoire. Nous voulons attirer par cette note, l’attention de tous sur la gestion des finances ici à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Washington. En effet monsieur Daniel Adrin KOFFI est le responsable de la paierie de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Washington et la personne chargée de l’exécution du Budget. À la suite d’un constat très pointu, nous nous sommes posé plusieurs questions quant à la transparence de la gestion financière de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Washington. Ensemble, passons en lumière quelques situations qui ont suscitées notre questionnement.

1. Les recettes du service consulaire (Visa, Carte consulaire, extrait de naissance)

Le service consulaire rapporte au minimum à peu près un million de dollars américain ($ 1.000.000) par an à travers la délivrance de visas, de carte consulaire, d’extraits de naissance. Sachant que ce montant n’entre pas dans le budget de l’ambassade. Avec une telle recette, comment pouvons-nous comprendre que l’ambassade reste des mois (03 mois minimum) sans eau potable, sans papiers hygiéniques pour les toilettes, sans connexion internet. Et le prétexte avancé est « l’argent n’est pas venu d’Abidjan » ; nous nous demandons donc à quoi sert les recettes liées au visa.

2. L’installation et le logement des diplomates

Nous avons fait un constat quant à l’installation des diplomates à leur arrivée. L’ambassade supposée prendre en charge les frais d’installation et de logement de ceux-ci, s’est toujours dérobée de cette responsabilité. Le payeur monsieur KOFFI demande aux diplomates de payer ces frais (frais d’installation, logement) et qu’ils seront remboursés. Mais chose étonnante, ces remboursements ne sont pas faits. Un diplomate s’est vu expulser de son logement par ce fait. Nous pensons que de telles situations ternissent l’image de notre pays.

3. Les remboursements liés aux frais de missions

Les diplomates, les personnes accréditées par l’État de Côte d’Ivoire se voient refuser le carburant, peinent à se faire rembourser leur loyer (qui aurait dû être payé par l’ambassade) et toutes dépenses normalement couvertes par l’ambassade du fait de leur statut. Pendant ce temps les secrétaires (Mme Denise LODOUGNON, la secrétaire très très particulière du payeur et Mme Isabelle Pereira, également la secrétaire du payeur) ont droit au carburant payé par l’ambassade, leurs opérations chirurgicales esthétiques sont prises en charges sans délai même avec des touches de surfacturation. Comment comprendre que les diplomates se voient refuser plusieurs avantages auxquels ils ont droit, au dépend de personnes dont le statut ne bénéficie pas de tels avantages ?
Le seul prétexte avancé, « Abidjan n’a pas encore envoyé l’argent ». Mais pour l’entretien de ses secrétaires il y a toujours de l’argent. Est-ce parce qu’elles savent trop de choses que l’on doit les choyer en violation des textes ?

4. Les missions des autorités venues d’Abidjan

Nous constatons que les frais liés à ces missions subissent beaucoup de surfacturation de la part de monsieur le payeur. Les jeunes engagés pour conduire les autorités reçoivent des miettes, permettez-moi cette expression, alors que les factures adressées à Abidjan font état de grosses sommes. Nous avons pour preuve le récent scandale sur les frais de mission à Washington ; le budget initialement prévu s’est vu exploser d’une part par les faits de monsieur KOFFI le payeur, sa secrétaire « très très particulière » Mme Denise LODOUGNON et son « homme de mains » monsieur Junior BOTTY.
En effet, Mme LODOUGNON était chargée comme habituellement de la réservation des hôtels et Junior BOTTY de la réservation des véhicules. Et tenez-vous bien, Mme LODOUGNON utilise sa carte de crédits personnelle dans le cadre de cette réservation au lieu que ce soit la paierie de l’ambassade. Cela lui permet donc de ramener des factures taillées sur mesure. Et quant à Junior BOTTY, il ramène des factures fictives et surfacturées. Comprenez alors l’énormité des frais d’hôtel et de transport pendant les missions des autorités gouvernementales. Nous voulons attirer l’attention aussi sur un fait majeur: il est de tradition, lors des voyages officiels des autorités gouvernementales, de faire des dons financiers aux associations de la diaspora et souvent au personnel de l’ambassade. Mais je peux vous assurer que ces dons n’arrivent presque pas à destination, et quand ils arrivent c’est au-delà de la moitié qu’ils sont diminués.

5. Bourses et aides des étudiants

C’est avec beaucoup de peine que nous évoquons la situation ici à Washington des étudiants ivoiriens boursiers. Il est inadmissible qu’un étudiant arrête les cours pour faute de moyens financiers alors que ce dernier bénéficie d’une bourse. Nombreux sont ces étudiants qui ont du mal à suivre les cours, car confrontés aux dures réalités de la vie américaine doivent travailler en plein temps pour pouvoir se loger et se nourrir ; ayant ainsi du mal à suivre les cours. Et cela pour le simple fait que leurs bourses sont détournées à d’autres fins. Nous évoquons ici les cas des étudiants n’ayant pas de « bras long ». Ceux dont les parents occupent des postes de hautes responsabilités en Côte d’ Ivoire ne sont pas concernés, ils passent prendre leur argent après que les parents aient appelés.

Toutes ces situations ont valu le nom de « trou noir », le nom attribué à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Washington par les fonctionnaires du ministère des affaires étrangère qui connaisse Washington. Nous interpellons les autorités d’Abidjan, afin qu’elles viennent par elles-mêmes auditer et se rendre compte de l’évidence. Nous pensons que trop c’est trop, il faut qu’on arrête avec ces agissements. Nos pauvres parents qui payent les impôts, dans un pays qui croule sous le poids de la dette mettant en péril les générations futures. Et pendant ce temps des personnes de par leur fonction détournent les deniers publics. Nous en appelons à la responsabilité de tous afin de dénoncer sévèrement ces genres d’agissements.

Une Correspondance particulière d’un diplomate de l’Ambassade de Côte d’Ivoire aux États-Unis

ivoirebusiness

 

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