07212017Headline:

Vitesse, quand tu touches à l’argent des ivoiriens, ça marche/ce qui se passe en Côte d’Ivoire

Qui aurait pu croire que les plus fous pourraient être calmés? Observer des Gbaka, des woro-woro, des taxis compteurs, des libanais rouler à 60 Kmh sur les grands axes d’Abidjan est désormais possible, oui vous ne rêvez pas et la recette est simple, un coup de sifflet et 2000 Fcfa.

En effet, les opérations de mesure de vitesse avec leurs radars et leurs contraventions transforment l’environnement local jusqu’à dompter les indomptables de la route pour qui se voir sanctionner d’une  amende de 2000 Fcfa après avoir été arrêtés par les agents de l’OSER (office nationale de sécurité routière, ph2) pourrait apparaitre problématique.

Résultat, sans cette fois ci, que l’Etat n’ait eu besoin de campagne de communication à outrance, les ivoiriens ont vite compris le message de respect des vitesses autorisées dans les zones où sévissent les radars subtilement dissimulés dans le paysage, tel des sniper qui ne vous manqueront pas.

Associé à un complice au talkiewalkie, ce dernier en relation directe avec les policiers et agents de l’OSER déployés sur la chaussée, transmettra votre plaque et type de voiture pour mieux vous arrêter et vous sanctionner comme constaté depuis plus d’un mois sur l’axe Yopougon-Cocody, à Abidjan.

Verdict, faire changer les mentalités sans en faire trop apparait donc possible en Côte d’Ivoire surtout quand le peu du portefeuille peut être menacé.

Reste à savoir si l’exemple de la route pourrait être étendu à d’autre tels les constructions anarchiques qui détruisent les canalisations d’eau ou les commerces ambulants.

Amy Touré, Abidjan

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