10222018Headline:

Yves Brahima Koné, Dg du Conseil du café-cacao entend recouvrer cette créance.

Depuis quelques semaines, se font plus audibles les échos d’une brouille entre le Conseil du café-cacao, en charge de la gestion de cette filière, et le groupe Saf composé de trois entreprises : Safcacao, Choco Ivoire et Cipexi, dirigé par Ali Lakiss. Selon nos investigations, ce groupe a mené ses activités normalement jusqu’à la campagne 2015-2016, où il a été défaillant sur l’exécution de ses contrats.

« En dépit de cette situation, le Conseil du Café-cacao lui a accordé l’agrément pour la campagne 2016-2017, pour lui permettre d’honorer ses engagements. Malgré l’effort consenti par le Conseil du café-cacao, le groupe n’a pas été en mesure de faire face à ses engagements », a expliqué une bonne source au ministère de l’agriculture et du développement rural.

Toujours, selon notre source, à l’ouverture de la campagne 2017-2018, le groupe Saf détenait 150 000 tonnes de contrats cacao. En outre, il a bénéficié d’un accord pour le paiement différé des taxes et redevances adossées à son stock physique de 60 000 tonnes sur les campagnes 2015-2016 et 2016-2017.

« Malheureusement, le Conseil du café-cacao a fait le constat du non-respect de l’accord sur le stock physique des 60 000 tonnes, et l’inexécution des contrats adossés aux 150 000 tonnes de la campagne 2017-2018. Afin de limiter les pertes énormes engendrées par ces défauts, le Conseil du Café-Cacao a procédé à la revente des contrats de la campagne 2017-2018, pour maintenir l’équilibre du système, dans un contexte de baisse drastique des cours du cacao », a-t-elle souligné.

En vue de trouver une solution à la dette du groupe Saf, plusieurs actions ont été entreprises par le Conseil du café-cacao, aussi bien à l’égard des dirigeants de ce groupe, qu’avec l’association des banques (Apbef-Ci). Notre interlocuteur a cité notamment le paiement différé des taxes et redevances; des réunions d’arrangement à l’amiable avec les dirigeants du groupe, et des réunions avec l’Apbef-Ci. « Au terme de toutes ces rencontres, le groupe Saf n’a proposé aucun plan de remboursement de ses dettes. Et les banques n’ont fait aucune proposition concrète de plan de sortie de crise. Le Conseil du café-cacao n’avait d’autre choix que de demander le recouvrement judiciaire de sa créance et de celle de l’État de Côte d’’Ivoire. En terme de bilan, les dettes du groupe Saf envers le conseil du café-cacao s’élèvent à 75 613 683 492 Fcfa soit 73 035 187 882 Fcfa comme dette principale et 2 578 495 610 Fcfa d’intérêt. A ces dettes, s’ajoutent celles du Trésor (Dus) et des banques. Les procédures sont pendantes, à ce jour, devant les juridictions de Sassandra et d’Abidjan. Il faut préciser qu’en dépit de cette action, les 183 employés de Saf perçoivent régulièrement leurs salaires, par le biais du liquidateur.

Jonas BAIKEH

 

linfodrome.com

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