08192018Headline:

Zone de libre-échange africaine, des révélations sur le projet…

Signé en mars dernier par 44 pays africains, certains comme le Nigeria ayant refusé d’y adhérer, l’Accord de libre-échange continental africain (Afcfta) devrait après ratification d’ici à 2019 rentrer en vigueur. Si les différentes parties se sont accordé sur l’opportunité de la création de cette zone de libre-échange, elle ne comporte pas que des avantages.

Dans dernier rapport sur le commerce intra-africain African Trade report 2018, la banque africaine d’import-export (Afreximbank), a en effet relevé les risques auxquels devront faire face les pays africains et les pays adhérents en particulier. Selon les experts de la Banque, la mise en œuvre du projet même pourrait s’avérer complexe. Cela, compte tenu du nombre, de la diversité et des étapes développement économique des États membres. Des coûts d’ajustement importants pour certains pays membres sont également à prévoir, selon le rapport, y compris des ajustements budgétaires.

« La mise en œuvre effective de l’Afcfta exigera des investissements dans des infrastructures facilitant le commerce pour garantir que les avantages de l’accès au marché soient pleinement réalisés; la mise en œuvre du Plan d’Action de l’UA pour le Développement Industriel Accéléré de l’Afrique (Aida); des investissements importants dans l’information commerciale, en particulier l’Observatoire du commerce de l’Ua et le portail d’information commerciale d’Afreximbank, la mise en œuvre effective du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) et la disponibilité de financements commerciaux appropriés et d’installations à risque susceptibles de faciliter le commerce. », livre le rapport.

Toutefois, relève le document, la réussite du projet pour lequel le Bénin, le Botswana, le Burundi, l’Érythrée, la Guinée-Bissau, le Lesotho, la Namibie, le Nigeria, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud et la Zambie n’ont pas donné leur accord sera d’un grand intérêt pour la l’intégration, le développement du commerce et le développement du continent. En effet, souligne le document, la création de cette zone de libre-échange est un pas important vers la rationalisation des arrangements commerciaux régionaux de l’Afrique.

Elle permettra à en croire les experts d’Afreximbank un accroissement considérable de la production industrielle tout en accélérant la diversification des sources de croissance. Cela, en plus de son fort impact sur l’intégration régionale. « Selon les estimations et les simulations préliminaires, le commerce intra-africain augmenterait de 52,3% d’ici à 2022, et plus de deux fois dans la première décennie de mise en œuvre si la mise en œuvre de l’Accord est accompagnée de mesures de facilitation des échanges solide », suggère notre source. Regroupant 44 sur les 55 pays prévus, il devrait permettre de bénéficier d’une population totale de plus de 1,2 milliard de personnes et un produit intérieur brut (Pib) combiné supérieur à 2,5 billions de dollars américains.

 

linfodrome.com

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