07012022Headline:

Côte d’Ivoire : les cas de Grossesse en milieu scolaire augmentent à Bouna

Une élève en classe de Cours élémentaire 2ème année (CE2) fait partie des nombreux cas de grossesse en milieu scolaire signalés dans la Région du Bounkani par le médecin chef du service de santé scolaire et universitaire-santé adolescents et jeunes (SSSU-SAJ) de Bouna.

En dépit des différents messages de sensibilisation des autorités ivoiriennes à l’endroit des apprenants, enseignants et parents d’élèves, les grossesses en milieu scolaire ont encore de beaux jours devant elles en Côte d’Ivoire. Voilà une autre information qui va, certainement, faire tressaillir la ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné.

En effet, il se passe des choses incroyables dans la Région du Bounkani, située dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, au moment où les autorités et les organisations non gouvernementales intensifient la lutte contre les grossesses en milieu scolaire et en font leur cheval de bataille. Tenez ! Depuis le début de l’année scolaire 2021-2022, cette région du pays a enregistré 43 cas de grossesses dans les écoles.

Plus grave, une élève inscrite au Cours élémentaire 2ème année (CE2) va faire partie des futures mères si elle ne l’est déjà pas. Cette gamine qui n’a pas encore fini de jouer à la marelle avec ses camarades pendant la récréation porte une grossesse.

La révélation a été faite par le médecin-chef du Service de santé scolaire et universitaire-santé adolescents et jeunes (SSSU-SAJ) de Bouna, Dr Léopold Kouassi. Et tous ces cas ont été enregistrés au cours des deux premiers trimestres. A en croire Dr Kouassi, « Certaines filles élèves disparaissent des classes dès l’apparition des premiers signes de grossesse ».

Autant dire que le nombre de cas de grossesse dans cette région pourrait dépasser les chiffres officiels. Et qui sait s’il n’y a pas plusieurs élèves du primaire dans ces cas de grossesse non déclarée.

Devant une telle situation, il faut intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des jeunes écolières, sur l’usage des contraceptifs et dans le meilleur des cas sur l’abstinence sexuelle.

C’est une bataille qui demande l’implication de tous, notamment les parents d’élèves. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le médecin-chef du Service de santé scolaire et universitaire-santé adolescents et jeunes leur demande de prendre soin de leurs enfants en leur permettant de manger à leur faim en leur.

Il a identifié la faim comme l’une des causes qui poussent les jeunes filles à se jeter dans les bras des prédateurs sexuels qui pullulent aussi bien hors de l’école que dans les établissements fréquentés. La ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation adepte d’un système éducatif performant et compétitif est interpellée.

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