12052022Headline:

Ecoles privées: ” Sauvons notre éducation nationale” réclame une Commission interministérielle

” La place de l’enseignant et du personnel d’encadrement du privé dans l’éducation-formation “.C’est le thème qui était au centre de la conférence de presse animée par M.Yoboue Kouakou le Coordonnateur du collectif ” Sauvons notre education nationale” ce samedi 05 novembre 2022 à l’hôtel Palm club d’Abidjan-Cocody.

Il s’agissait pour le conférencier d’interpeller les autorités ivoiriennes sur la misère que vivent les enseignants du privé, misère orchestrée selon lui par certains fondateurs d’écoles et le manque de textes réglementaires adéquats. Pourtant l’Etat investit chaque année des centaines de milliards dans l’enseignement privé qui continue malgré tout d’etre sinistré .

Après avoir depeint la précarité de l’emploi de ce secteur le coordonateur du collectif ” Sauvons notre education nationale” a fait un train de propositions qui pourraient contribuer selon lui à sortir ce secteur de la léthargie dans laquelle il baigne depuis des années.

Yoboué Kouakou a égrené les difficultés dans ce secteur avant de préconiser la mise en place d’une commission interministérielle de réflexion sur l’éducation-formation privée afin de plancher sur la situation et de trouver des solutions. Cette commission dira-t-il devrait regrouper les ministères techniques en charge de l’éducation, les faîtières des syndicats de l’éducation du privé et du public, les universitaires, les fondateurs, les enseignants du privé et du public, la société civile, ” afin d’opérer un diagnostic sans complaisance du secteur et recommander des réformes a-t-il expliqué devant les journalistes et des enseignants qui ont effectué le déplacement.

Relativement à ses propositions il recommande entre autre d’instituer le coût horaire pour le collège à 2500FCFA, le lycée à 3500 FCFA et 5000FCFA pour le supérieur comme minimum de discussion. Le respect du quantum horaire par cycle à l’image de l’enseignement public. Il souhaite vivement qu’on face sortir l’éducation du qualificatif privé au qualificatif d’enseignement concédé. Il exige également l’embauche d’enseignants pour les 80% de la masse horaire totale de l’établissement les 20% restants pouvant être servis aux vacataires, a-t-il préconisé.

” Quel est alors le bénéfice que tire l’Etat de Côte d’Ivoire si son investissement ne garantit pas la qualité de l’éducation? ” S’est-il interrogé. En guise de réponse à cette question , Yoboué Kouakou affirme que ” les établissements privés abusent de la confiance placée en eux par l’Etat de Côte d’Ivoire, a-t-il ajouté.Il faut dire qu’à cette rencontre Yoboué Kouakou a eu le soutien de l’organisation des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ( OPEECI) représentée par son premier responsable Kadio Aka Claude, Gnagna Zadi patron de la plateforme des syndicats et de plusieurs organisations sœurs venues de plusieurs villes du pays.

Le président des parents d’élèves a proposé un contrôle et une évaluation des écoles privés et qu’on choisissent les écoles qui forment pour la qualité ce qui permettra d’avoir une école privée de qualité.” Si nous voulons atteindre le plein développement il faut que nos écoles soient une école de valeur , de qualité ” a indiqué Kadio Aka Claude.

Quant à Gnagna Zadi il a également exprimé la solidarité de sa plateforme au combat que mène ce collectif avant toutefois d’annoncer que des discussions seraient en cours en vue de la hausse du SMIG qui devrait passer de 60.000FCFA à 90.000 FCFA et que si les discussions aboutissent cela va impacter positivement le secteur privé partant les écoles privées.

“Le plus important dans un pays c’est de mettre en place des principes et des textes et après on se donne les moyens pour faire des contrôles” dira en définitive Gnagna Zadi.

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