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ABIDJAN /Agressions dans les ‘’Wôrô-wôrô’’ :La nouvelle trouvaille… des bandits –

woro woro

Dans la capitale économique ivoirienne, les agressions dans les véhicules de transport en commun communément appelés ‘’Wôrô-wôrô’’ sont récurrentes. Si par le passé, les bandits se contentaient subtilement de déposséder les victimes des biens qu’ils trouvaient en leur possession, ils sont désormais passés à la vitesse supérieure.

Les individus mal intentionnés qui écument les transports publics abidjanais ne tarissent pas d’ingéniosité pour dépouiller les honnêtes citoyens. Après le « coup de la portière » ou le « coup du siège défaillant », Ces bandits ont changé de stratégie.

Désormais, ils n’ont plus besoin d’user de stratagèmes pour détourner l’attention des passagers pour soustraire frauduleusement leurs biens. Même si dans le fond, les procédés restent inchangés, les malfrats sont devenus de plus en plus virulents.

Véhicule banalisé… et équipage parfois rassurant

Les malfaiteurs sont toujours fidèles à leur technique qui consiste à tromper la vigilance de leurs « proies ». En effet, ils circulent généralement à bord de véhicules anonymes pouvant se fondre facilement dans la circulation, dont la majorité des sièges est déjà occupée pas leurs complices. Des personnes qui par leurs tenues n’éveillent aucun soupçon.

Ces indélicates personnes présentent tous les visages. Ce sont de véritables professionnelles qui peuvent prendre l’aspect de mère de famille allant faire des emplettes, de fonctionnaire se rendant au bureau ou encore d’étudiantes, arborant pour l’occasion un sac à main contenant des cahiers.
Ils jettent généralement leur dévolu sur les femmes ou les hommes isolés. A ces honnêtes citoyens, le conducteur du taxi propose ses services moyennant les frais de transport habituels offerts par les « wôrô-wôro ».

Leur nouvelle trouvaille…

Une fois embarquée dans le véhicule, la ou les victimes qui ne se doutent de rien seront conduites dans un endroit isolé, où le chauffeur du « Wôrô-wôrô » et ses acolytes peuvent opérer en toute quiétude.

Si les témoignages sur cette forme d’agression sont légions, l’expérience vécue par deux jeunes dames est plus pathétique.

La date du samedi 19 mars 2016 restera à jamais gravée dans la mémoire de Mireille, commerçante de bijoux et d’Alice, étudiante en droit à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Ce jour-là, les deux sœurs ont été victimes d’une agression perpétrée par dans un taxi intercommunal qui reliait la commune de Marcory à celle de Yopougon. Les faits se sont déroulés au niveau de l’autoroute du nord.

« Après avoir débarqué un client en cours de route, le wôrô-wôrô roulait en direction de Yopougon, jusqu’à ce que le chauffeur commence à ralentir avant de stopper la voiture le long de l’autoroute. C’était dans la soirée. Nous avons d’abord pensé à une panne technique. Mais nos doutes vont vite se dissiper quand le passager assis tout juste derrière le chauffeur a sorti un long couteau et à commencer à nous menacer. Il nous a obligé à lui remettre tout ce que nous avions en notre possession. Nous nous sommes exécutées sans hésiter », a expliqué Mireille, l’aînée.

L’individu surexcité, après avoir dépossédé les jeunes dames de tous leurs biens, remet les téléphones portables des victimes au chauffeur et lui demande de vérifier si elles possèdent un compte ‘’mobile money’’. Ce qu’il confirme malheureusement.

L’agresseur exige ensuite les codes d’accès des différents comptes afin d’effectuer un transfert d’argent séance tenante. Après plusieurs échecs dus au fait que les victimes apeurées donnaient de faux numéros, l’individu visiblement sous l’effet de stupéfiants n’a pas hésité à menacer de violer ses victimes.

« Il a transféré tout le contenu de mon compte contenant plus de 60.000 FCFA sur un autre numéro», a confié la commerçante qui a également perdu un lot de bijoux en or plaqué estimé à plus de 700.000 Francs Cfa.

Une fois leur sale besogne accomplie, les malfaiteurs décident d’abandonner les infortunées sœurs à l’entrée de la commune de Yopougon avant de disparaître dans la nature.

A l’instar de ces deux victimes, plusieurs cas d’agressions similaires sont enregistrés quotidiennement sur les bords de la lagune Ebrié. Face à cette recrudescence de l’insécurité, il est impérieux de redoubler de vigilance.

Évitez surtout d’embarquer dans un taxi intercommunal dont une ou plusieurs places sont déjà occupées en dehors des gares routières connues. Faites passer l’information !

Sandrine Kadio

abidjan911

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