11202018Headline:

Abidjan: Une macabre découverte a été faite à Abobo; Il s’agit d’une fillette de 5 ans, retrouvée sans vie à bord d’un véhicule.

Affaire, une macabre découverte a été faite au quartier Pk18, à Abobo. Il s’agit d’une fillette de 5 ans, répondant au nom de Fatoumata Sangaré, retrouvée sans vie à bord d’un véhicule.

De fait, nos sources informent que le samedi 20 octobre 2018, aux alentours de midi, la môme se fait servir à manger par sa mère, qui répond elle aux initiales de K.A. Puis, cette dernière va vaquer à ses occupations ménagères. Un peu plus d’une heure plus tard, soit aux environs de 13h, dame K.A. ne perçoit plus les cris et autres bruits que fait en général sa fillette, lorsqu’elle joue. Elle va alors jeter un coup d’œil hors de la cour. Point de présence de sa fille. La ménagère s’informe auprès de ses voisins immédiats. Mais aucun de ceux-là ne dit avoir vu sa petite fille.

La pauvre maman, pendant au moins une heure, cherche partout sa gosse. Et c’est presqu’en larmes qu’elle écume en vain les endroits où son enfant est susceptible de se retrouver. La malheureuse mère part alors saisir l’Imam de la mosquée du quartier. Sans perdre de temps, l’homme de Dieu fait parvenir l’information à presque tous les riverains. Et dans un élan de solidarité, des recherches sont alors engagées par tous.

Hélas, jusqu’à 3h du matin, ces habitants tout épuisés n’aperçoivent nulle part, la silhouette de la gamine. C’est quasiment le désespoir. Le reste de la nuit, presque tout le quartier le passe éveillé.

Le lendemain dimanche 21 octobre 2018, les investigations reprennent de plus bel, très tôt. Et les choses en sont toujours au point non évolutif quand, aux alentours de 7h, une petite fille d’une dizaine d’années, est commise par sa maman, à aller jeter les ordures ménagères, dans la décharge de fortune du secteur, toujours au quartier PK18.

Mais alors qu’elle passe son chemin, cette fillette a l’attention attirée par la présence d’un petit garçon, enfermé dans un véhicule sur cale depuis longtemps et propriété d’un habitant du quartier. Il s’agit d’un entrepreneur portant les initiales D.S. Visiblement, ce petit garçon de 2 ans tente d’ouvrir la portière. Mais il n’y arrive pas.

La petite D.A. accourt vers lui dans le but de le libérer de sa « prison ». Lorsqu’elle ouvre la portière, elle se rend compte que ce gosse, affaibli, n’était pas seul. Il est en compagnie d’une autre. A savoir, Fatoumata Sangaré qu’elle reconnaît très bien et dont la disparition avait mobilisé tout le quartier. La pauvre, inerte sur la banquette arrière, gît dans ses vomissures.

La petite D.A. court alors alerter les parents de la petite portée disparue, qui habitent à 500 mètres environ de là. Les géniteurs, en compagnie d’autres habitants du quartier qui partagent leur peine depuis la veille, foncent en direction des lieux de la découverte. Ils espèrent que rien de mal n’est arrivé à leur enfant.

Malheureusement, lorsqu’ils se retrouvent sur les lieux, leur peine prend une énorme ampleur au point qu’ils ne peuvent retenir leurs larmes. Leur fillette est morte. Ils récupèrent le cadavre de leur gosse et retournent avec, à leur domicile. Ils sont suivis de nombreux habitants, tous affligés. Et rapidement, le domicile des parents éplorés, envahi par une foule de curieux, en état de choc, se transforme quasiment, en mur de lamentations, à l’instar de celui de Jérusalem.

Informés, des éléments de la police se rendent sur les lieux, aux fins de procéder au constat d’usage. Avec eux, un médecin qui atteste de ce que la gosse Fatoumata est décédée par asphyxie.

A la suite de ce diagnostic, la police ouvre une enquête pour bien cerner toutes les circonstances de la mort de la fillette, à bord du véhicule en panne. Un véhicule garé assez loin, à un demi-kilomètre du domicile de ses parents.

Madeleine TANOU

linfodrome.com

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment