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Abobo / Après l’assassinat d’un taximan : Un ‘’microbe’’ de 16 ans lynché à coups de poignards

vendetta-microbes

Scène de vendetta, mardi dernier, dans la commune d’Abobo. Des centaines de personnes en furie s’en sont prises, vers 9h 30, à un groupe de jeunes délinquants appelés ‘’microbes’’ à Abobo-Sagbé. Une masse exacerbée par les multiples agressions du gang d’adolescents a décidé de réagir. Surtout après l’assassinat d’un des leurs, en l’occurrence Bakari Ouattara, la quarantaine révolue, chauffeur de taxi-compteur de son état. Cet homme a été lâchement tué par de jeunes qui sont activement recherchés par les limiers. Selon nos sources, c’est au lendemain de ce forfait que cet adolescent de seize ans, s’est rendu coupable du vol d’un téléphone portable, en agressant une jeune fille à l’endroit où le meurtre a eu lieu des jours auparavant. Tous, comme un seul homme, adultes, jeunes et femmes, se sont emparés du larron qu’ils ont frappé de coups de couteaux et autres poignards à mort. Grièvement touché, le voleur sera rapidement évacué dans une clinique de la place à Abobo, par une âme sensible. Il a rendu l’âme dans un autre hôpital public de la même commune. «Tolérance zéro contre les enfants microbes dans notre quartier. Ils ont tué hier (Ndlr: mardi 18 août) Bakari à cause de quoi? Nous allons les exterminer un à un. Ça sera désormais œil pour œil dent pour dent.», a juré Bêma Sidiki, jeune habitant du sous-quartier Sagbé d’Abobo, avec ses camarades. Ces populations se sont donc rendu justice. Ainsi, les habitants de ce quartier qui se disent oubliés par les forces de sécurité, ont décidé de faire la loi. «On se connaît au quartier, ces enfants microbes et nous… On va se faire justice en s’en chargeant. L’Etat et les corps habillés n’y peuvent plus rien, on a l’impression qu’ils nous ont oubliés», a pesté un jeune homme qui a requis l’anonymat. Depuis lors, les jeunes de quelques quartiers d’Abobo ont décidé également de se faire justice, en cas d’arrestation d’un malfaiteur. Un constat s’impose devant ces scènes de vengeance généralisées: la société ivoirienne a décidé de tuer ses propres enfants, parce qu’ils sont des mauvais garçons. Ce qu’il faut craindre avec ces exécutions sommaires, c’est que certaines personnes de mauvaise foi en profitent pour faire des règlements de compte. Avis aux ministères de l’Intérieur et de la Justice.

 

Abou DIARRASSOUBA
Le Sursaut

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