11222017Headline:

Abobo Crime : Un père de famille abattu à son domicile Sa fille de ménage et ses deux fillettes séquestrées

crime qui semble puer le règlement de comptes, a été perpétré au quartier « Biabou-Moronou », dans la commune d’Abobo. Un crime dans lequel le nommé Joachim Compaoré, 40 ans, agent de bureau dans une scierie de la place, a payé de sa vie

Sur ce drame, nos sources expliquent que nous sommes dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 janvier 2017. Et il est environ 5h du matin. L’heure à laquelle nombre d’Abidjanais sont déjà prêts à aller à leurs occupations. L’heure à laquelle ils se rendent à leurs jobs, pour nourrir avec dignité les leurs. C’est malheureusement, l’heure que choisissent également deux damnés pour faire un job particulier. Un sale boulot du reste. Il revient donc que ces deux hommes, les visages enfouis dans des cagoules, s’invitent au domicile de l’agent de bureau. Une fois dans la cour, ces quidams aux intentions funestes passent par la fenêtre de la salle de bains, après en avoir arraché l’anti-vol et les nacots.

 

Une fois à l’intérieur même de la piaule, les deux gangsters accèdent à la chambre occupée par la fille de ménage. Cette dernière répondant aux initiales K.M., les quidams la réveillent et la maîtrisent. Puis, ils vont la séquestrer dans la douche. Avec elle, les deux fillettes de l’agent de bureau. Des gosses, respectivement âgées de 4 et 8 ans. Cela fait, ces hommes armés vont maintenant s’occuper du maître des lieux. C’est vraisemblablement leur cible. Ces inconnus qui tiennent en respect Joachim Compaoré, ne perdent plus une seconde. Ils tirent donc sur lui à bout portant. Une fois le pauvre homme à terre et se vidant de son sang, les criminels s’assurent qu’il est bien mort. C’est l’aboutissement de leur mission. Et puis, ces hommes qui apparaissent clairement comme des tueurs à gage mettent les voiles. En attendant le coup de feu, depuis la douche où elles sont séquestrées, la fille de ménage et les deux filles de son patron sursautent de peur. Qu’est-il arrivé ? Qu’est-ce que ces hommes ont-ils fait au patron, à papa ? C’est la question que se posent la servante et les gosses de l’agent de bureau. Tous, plus tard hélas, se rendent compte de la terrible réalité, juste après 6h du matin, une fois convaincues que les assaillants sont bel et bien partis.

 

Les pauvres découvrent, en effet, étendu dans une mare de sang, le corps sans vie et criblé de balles logées dans la cage thoracique du malheureux Joachim Compaoré. Comme folle, la fille de ménage s’éjecte de la maison. Et de par ses cris de terreur, elle ameute les voisins. Nombreux d’entre eux accourent et viennent s’imprégner des tragiques faits. La police alertée, des agents des forces de l’ordre arrivent sur les lieux et procèdent à un constat d’usage. Puis, en présence des deux mômes que de grands méchants viennent de confiner dans le statut d’orphelines, la dépouille du père de famille est enlevée et transférée à la morgue d’Anyama. A cet instant-là et seulement à cet instant-là, les deux gamines comprennent qu’elles viennent de perdre gros. Un espoir brisé, qui pourrait carrément modifier leur avenir. Mais ces tueurs en sont-ils conscients ? Sont-ils conscients, avec le crime qu’ils viennent de commettre, d’avoir fait mal à d’innocentes enfants ? Au demeurant, sur le fond de l’affaire, on se demande pourquoi ces deux hommes ont liquidé Joachim Compaoré ? Que leur a-t-il fait ? Pourquoi n’ont-ils rien volé du tout, après le crime ? Avaient-ils de bonnes raisons, de ne pas se faire dévisager par la victime, en enfilant ces cagoules ?

 

Ce sont des questions qui méritent des réponses. Des réponses pouvant élucider sur ce crime. En tout état de cause, les enquêteurs de la police sont à pied d’œuvre, pour appréhender tous les contours de ce crime. Un crime que dans l’entourage de la victime, on n’hésite pas à qualifier d’acte parfaitement organisé. Un règlement de comptes en somme. En attendant, la douleur de la perte du patron et de papa continue d’étreindre la fille de ménage et les deux petites orphelines. Elles continuent donc de pleurer, même si dans le fond, elles savent que ça n’y changera rien du tout. Cruelle histoire !

KIKIE Ahou Nazaire

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