05262017Headline:

Abobo: Un gendarme de 25 ans exécuté dans un maquis par un commando

mort

L’insécurité à Abidjan a fait une victime de taille. Il s’agit d’un agent des forces de défense. Précisément, un gendarme, abattu par des hommes en armes.

Ces tragiques faits ont eu pour théâtre, « N’dotré », dans la commune d’Abobo. Selon nos sources, dans la soirée du mercredi 10 juin 2015, le Mdl Kéita Suleïman, jeune gendarme âgé de 25 ans, se rend dans un maquis qu’il connaît très bien à « N’dotré ». Là, l’agent des forces de défense, en service à la cellule anti-drogue installée au Port autonome d’Abidjan, s’installe à une table et commande à boire.

Heureux autour de son pot, le gendarme voit le temps passer. Aux alentours de 21h, il est à présent seul comme client, dans le maquis. Les autres étant partis. C’est en ce moment que deux individus font irruption. L’un tient une kalachnikov et l’autre, un pistolet automatique. Et sans autre forme de procès, ces quidams qui avancent d’un pas alerte, « allument » le gendarme. Grièvement atteint à l’abdomen et à la mâchoire, le Mdl Kéita Suleïman s’écroule.

Le commando qui donne l’impression d’avoir réussi sa mission, s’empresse de quitter les lieux. Mais les deux malfaiteurs font demi-tour. Et là, au personnel du maquis, ils arrachent trois téléphones-portables et la somme de 39 000 Fcfa. Puis, ils décampent. Ce qui soulage plus ou moins des employés du maquis qui pensaient que leur tour d’être abattus était arrivé.

C’est la peur totale et l’émoi dans le maquis. Pour sa part, voyant que ses agresseurs se sont tirés dans la nature, le gendarme, avec courage, se relève. Péniblement, il gagne la sortie du maquis. Sans doute, pour emprunter un véhicule et se rendre dans le centre hospitalier le plus proche. Hélas, mille fois hélas, il n’ira pas loin. Près des locaux de la radio « Arc-en-ciel » qui ne sont pas loin de là, il s’affaisse… pour ne plus jamais se relever. Le jeune gendarme est mort de ses graves et horribles blessures avec sa mâchoire littéralement arrachée.

La police alertée, se déporte sur place avec différentes unités. Mais c’est la gendarmerie qui procède au constat d’usage. Après quoi, la dépouille est enlevée et transférée à la morgue de l’hôpital militaire d’Abidjan. Une battue est tout de suite organisée dans tout le périmètre qui est bouclé. Mais les tueurs ne seront pas retrouvés. Du moins pour l’heure. Une enquête est en cours, pour arrêter les auteurs de l’acte criminel qui apparaît comme une exécution pure et simple. En tout cas, les résultats de l’enquête sont attendues, pour comprendre tout de ce drame.

KIKIE Ahou Nazaire

Soir INfo

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