11212017Headline:

Abobo : Un jeune garçon, membre d’un gang, arrêté avec des armes blanches

Âgé seulement de 14 ans, T.M., qui n’a même pas encore perdu ses dents de lait, s’affiche déjà comme un digne cador de la pègre. Membre d’un gang d’enfants soldats d’un autre genre, nuisibles à la société et communément appelés « microbes », il faisait la loi.

Sa loi à lui à Abobo. Apprenti-ferrailleur, il estime que ce métier, pourtant noble, ne peut lui assurer un avenir garanti. Son salut se trouve plutôt dans des sauvages agressions et dépouillements d’honnêtes citoyens. Et c’est avec ce statut flippant de dangereux criminel que, très tard dans la nuit du jeudi 3 août 2017, T.M. rejoint son gang, à Abobo-Sodepalm. Ainsi, ses trois complices et lui, armés tous de couteaux et de sabres, prennent position dans une ruelle mal éclairée. Il est environ minuit. La pénombre est un adjuvant essentiel dans le succès de leurs opérations. Ils en font leur parfaite complice.

Puisque, grâce à ces ténèbres, leurs proies ne les voient pas venir. Comme justement, ce pauvre S. Youssouf. Alors que ce jeune homme passe tranquillement son chemin, les gamins en conflit avec la loi, leur appellation édulcorée, surgissent de leur tanière. Ils coupent la route à S. Youssouf, sur lequel ils se jettent. Et tout en le dépouillant de ses biens, les maudits garnements lui portent des coups avec leurs armes blanches. Les appels à l’aide du malheureux parviennent, fort heureusement, à de bonnes volontés, qui accourent à son secours.

 

Les voyant venir faire capoter leur « affaire », les jeunes délinquants lâchent prise. Puis, ils se lancent dans une course de vitesse. Mais les porteurs de secours ne lâchent rien. Ils se lancent aux trousses des criminels. Excédés par les agissements de ces mauvais garçonnets, ils sont déterminés à leur mettre la main dessus. Peu après, leur engagement finit par payer. Du moins, en partie, quand ils appréhendent T.M., qui avait en sa possession, ses « instruments de travail ». A savoir, deux couteaux, aux tranchants à donner froid dans le dos.

Mais vu la jeunesse de ce dernier, ils éprouvent de la pitié, contrairement à lui, à le passer à tabac. T.M. peut donc vraiment louer le ciel, lui le sans-cœur, d’avoir affaire à des gens au grand cœur. Ceux-là le mettent à la disposition des agents de police qui, informés, sont arrivés sur les lieux. Les flics conduisent le jeune gangster à leur base. Le blessé, lui, est transféré à l’hôpital général de la commune. Mais son cas étant jugé sérieux, avec les nombreux coups de couteau reçus, les praticiens sur place suggèrent, plutôt, qu’il soit évacué dans un Centre hospitalier universitaire au plateau technique, beaucoup plus relevé et apte, à s’occuper au mieux de cas comme celui de S. Youssouf. Ce qui est donc certainement fait. Les trois autres voyous en fuite font l’objet de recherches policières actives.

 

KIKIE Ahou Nazaire

linfodrome

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