08192018Headline:

Affaire: Condamné à 1 ans de prison et 50 millions de FCfa à payer et 100 mille FCfa d’amende; Le prévenu s’évanouit à la barre

La salle du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau était pleine à craquer, le 24 avril 2018. Et pour cause, un grand nombre de ressortissants béninois et de nombreux curieux ne voulaient pas se faire compter le procès qui opposait Togbinsi Vincent, patron de Broadway Business Group International, société basée à Singapour, à son compatriote Orobiyi Babatoude Augustin, qui gérait sa scierie.

De fait, le dernier cité, poursuivi pour abus de confiance et concurrence déloyale, le président du tribunal, où il comparaissait ce jour-là, lui a infligé 12 mois d’emprisonnement ferme, cent mille F Cfa d’amende et cinquante millions de F Cfa à payer au plaignant qui s’est constitué partie civile.

Dès qu’il a entend ce verdict, le prévenu est tombé dans les pommes, à la barre. Évacué du prétoire sur ordre du juge, Orobiyi Babatoudé Augustin est aussitôt évacué vers un centre de santé, par une équipe du Samu. Après des soins appropriés, il est conduit dans sa cellule à la Maca.

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C’est en 2012 que Togbinsi décide de monter une scierie sur les bords de la lagune Ebrié. Il confie l’atelier à son compatriote Orobiyi Babatoudé Agustin, ce dernier qu’il considère comme son fils, pour l’avoir pris avec lui depuis sa tendre enfance. Avant de retourner à Singapour, deux ans après, Togbinsi Vincent, à en croire les renseignements, confie l’atelier à Augustin et le suivi à sa secrétaire.

Tout se passe bien. Du moins jusqu’à ce qu’Augustin mette une stratégie en place, selon nos sources, pour empocher les recettes. Aussi fait-il décaisser de l’argent à la secrétaire en faisant croire que c’est pour réparer des machines en panne. En 2016, lorsque le patron revient à Abidjan, il fait le triste constat que son atelier s’est vidé de ses machines.

Après moult recherches, il les retrouve dans un autre atelier dont le propriétaire se révèle être Orobiyi Augustin. Dès lors Togbinsi saisit la famille du jeune homme. Mais Augustin nie tout en bloc, prétextant avoir acheté les machines lui-même, à la casse d’Adjamé, même s’il n’a aucun document confirmant ses dires. Vu que son « fils » refuse d’entendre raison en vue de lui remettre ses machines, le patron de société saisit la brigade de recherche de la gendarmerie, au Plateau.

Interpellé, Augustin continue de nier les faits qu’on lui reproche, lors de son audition. Déféré devant le procureur de la République en novembre 2017, il est placé sous mandat de dépôt. Jugé le 18 avril 2018, le mis en cause est reconnu coupable des faits à lui reprocher. La suite, on la connaît. Condamné par le tribunal pour abus de confiance et concurrence déloyale, il n’a pas supporté le verdict et il s’est écroulé lors du procès.

 

linfodrome.com

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