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Alépé: Le port de cercueil tourne au drame: 2 morts et 5 blessés

cercueil

Se sont ces pratiques d’une autre époque qui ont poussé par ailleurs le préfet à interdire cette pratique qui vient malheureusement de faire encore des victimes.

Alépé: Le port de cercueil tourne au drame: 2 morts et 5 blessés à Ingrakon

Le port de cercueil des défunts pour désigner leurs ’’meurtriers’’. Cette pratique autrefois courante dans le département et interdite en 2008 par le préfet Boni Koffi Ernest, a refait surface dans le village d’Ingrakon, localité située à 8 km d’Alépé. Et ce, occasionnant 2 morts et 5 blessés le 29 novembre dernier.

Selon plusieurs témoignages, tout a commencé après la mort de Mlle Kissi Monique, élève dans un établissement scolaire d’Abidjan.

A son enterrement, le samedi, à Ingrakon, des jeunes du village ont décidé de porter le cercueil, de la jeune défunte pour démasquer ceux qui sont à la base de la mort de celle-ci, jugée brusque. Les porteurs se sont dirigés vers le domicile du vieux Kissi Remi et ont tenté d’y avoir accès.

Ses enfants présents, ont marqué leur refus. Une bagarre s’en suit. Les porteurs ont réussi à fracturer la porte. Le vieil homme est frappé et lapidé à mort par la foule surexcitée.

Nos informateurs ont indiqué qu’avant d’arriver au domicile du vieux Kissi, Mme Koua Djoro, une vieille femme a également connu le même sort. Les deux corps se trouvent  en ce moment à la morgue de l’hôpital général d’Alépé.

La femme du Vieux Kissi, âgée de près de 70 ans n’a pas été épargnée dans la furie. Elle s’en est sortie avec un traumatisme crânien avec une plaie profonde au front.

Ses deux enfants, Gnongui Kissi n°1 et Gnongui Kissi n°2, souffrent respectivement de traumatisme crânien, de blessure grave sur la tête et d’une plaie profonde à la cuisse droite par arme blanche et d’une autre superficielle au dos.

Ils sont tous internés en chirurgie à l’hôpital général d’Alépé. Leur pronostic vital n’est pas en jeu. Les deux autres blessés Kissi Alain et Kissi Modeste sont restés à Ingrakon.

Notons qu’en juillet 2008, trois personnes ‘’désignées’’ par un cercueil avait été tuées à Oghlwapo, précisément au quartier Domolon. Et une autre à Kodioussou, dans la sous-préfecture de Danguira.

Ce sont ces pratiques d’une autre époque qui ont poussé par ailleurs le préfet à interdire cette pratique qui vient malheureusement de faire encore des victimes.

Boni Amlaman

Correspondant local

.fratmat.info

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