10202017Headline:

“Attaque’’ de l’Ecole de Police : “Cocody a eu chaud “Ce qui s’est réellement passé

“Attaque’’ de l’Ecole de Police : Ce qui s’est réellement passé

Ce mercredi 19 juillet 2017, les populations ivoiriennes et plus particulièrement celles de Cocody ont été replongées, un temps, dans de tristes souvenirs. La raison : des coups de feu nourris entendus du côté de l’Ecole nationale de police. Retour sur les faits.

Selon une source bien introduite, vers 22h ce mercredi, des individus vêtus en tenue du Centre de Coordination Des Décisions Opérationnelles (CCDO) pénètrent sans attirer l’attention dans les locaux dudit corps mixte en charge de la sécurité, au sein même de l’école nationale de police, à Cocody.

Les agents sur place, croyant avoir affaire à des collègues ne se doutent de rien. Même quand l’un des “intrus’’ braque une arme sur eux, ils pensent à une blague. Malheureusement, il n’en est rien.

Les faux agents du CCDO tiennent en respect leurs “frères’’ d’armes. Dans le même temps, l’école de police est encerclée par leurs complices, qui n’hésitent pas à tirer en l’air pour signaler leur présence. Les assaillants demandent à accéder à la poudrière, le lieu où sont entreposées les armes. Les vrais éléments du CCDO s’opposent, les agresseurs tirent. L’un d’entre eux est touché. Des photos relayées sur les réseaux sociaux montrent d’ailleurs qu’il a perdu beaucoup de sang.

Les intrus finissent par accéder à la poudrière. Quelques instants plus tard arrive sur les lieux celui qui semble être le chef de cette opération. A la surprise des “otages’’, il réprimande violemment ses éléments. « Pourquoi vous tirez sur eux ?? Je vous ai bien dit qu’on mène tous le même combat », a-t-il martelé avant de quitter les lieux, suivi de ses sbires, avec un véhicule du CCDO, assure notre source.

Les visiteurs malveillants ont également emporté avec eux beaucoup d’armes, à deux reprises. « Ils ont fait deux tours », explique notre informateur. Toujours selon cette source, l’agent blessé aurait été évacué dans un des centres hospitaliers universitaires d’Abidjan, sans plus de précision, sur le lieu ou même sur son état de santé.

Nous essayons d’en apprendre plus mais personne ne veut s’exprimer. « Il faut s’en référer au ministre », nous rétorque-t-on. Hamed Bakayoko était d’ailleurs sur les lieux ce matin.

Cette autre attaque (qui s’est répétée à Yopougon) soulève de réelles interrogations. D’autant plus qu’elle intervient moins d’une semaine après la sanglante tentative de mutinerie à Abidjan et Korhogo.

Qui sont ces individus ? Quelles sont leurs intentions ? Comment peuvent-ils mener une telle opération sans être inquiétés de quelque manière que ce soit et ensuite se fondre dans la nature ?

Les réponses viendront sûrement des enquêtes en cours. Elles devraient donner leurs conclusions dans les jours à venir.

par Pascale Andrée

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