11132018Headline:

Bangolo: Agression sexuelle, « Drigo l’amour » a une façon de satisfaire sa libido; Et cette façon-là, c’est carrément le viole d’une veuve d’une soixantaine d’années.

Oula Toha Rodrigue dit « Drigo l’amour », planteur de 26 ans, a une bien abjecte façon de satisfaire sa libido. Et cette façon-là, c’est carrément le viol. Cette « arme sexuelle », il l’a utilisée contre la personne de dame S.G.P., une veuve d’une soixantaine d’années.

Les faits se passent à « Kouissara », village de la sous-préfecture de Bangolo. Ce crime a été puni par la justice, dans le courant du mois de juillet 2018, mais celui-ci a été commis, le vendredi 22 janvier 2016.

Ce jour-là, en effet, informent nos sources, S.G.P. qui a perdu son mari, décide de faire couvrir de paille, la toiture de son appâtam. Pour ce faire, elle sollicite les services de Kohon Pierre qui, dans le village, a l’expertise incontestée. Malheureusement, après avoir pourtant rassuré la sexagénaire, l’homme ne pointe pas le nez au domicile de cette dernière. Et ce, jusqu’à la fin de la matinée.

N’en pouvant plus d’attendre, la veuve se lance à la recherche de l’artisan. Finalement, aux alentours de 14h, elle le retrouve au domicile de Oula Toha dit « Drigo l’amour », chez lequel il est en train de se pinter. Tout confus, Kohon Pierre s’excuse auprès de l’infortunée vieille dame et court chercher son matériel de travail.

En attendant le retour de l’artisan, Oula Toha Rodrigue propose à la veuve, des régimes de banane à vendre. Dame S.G.P. est fortement intéressée. Alors, « Drigo l’amour » lui demande de le suivre jusqu’à l’intérieur de sa mansarde, pour qu’il lui présente la banane en question.

Mais une fois dans la piaule, la femme constate qu’il n’y point de banane. Et pis, le jeune planteur referme soudainement la porte sur eux. S.G.P. vient de comprendre qu’elle est tombée dans un traquenard. Et elle devine aisément les sombres intentions de « Drigo l’amour ».

Les rondeurs affaissées de la veuve, il n’en a cure. Au contraire, ça semble le faire baver. Il se jette donc sur la pauvre dame qu’il menace au passage de tuer, si jamais elle osait appeler à l’aide. S.G.P., complètement dépassée par la ténacité de ce jeune garçon, éprouve du mal à le repousser vaillamment. Toha Rodrigue, tous les sens et la libido décuplés par le mauvais alcool qu’il vient d’ingurgiter, en profite pour la violer.

Après avoir libéré sa semence dans les entrailles de la veuve, le violeur présumé s’éjecte de son logis, et prend la fuite. Surtout que dame S.G.P. se mettait à appeler à l’aide. Les jeunes du village informés, peu de temps après de cet acte criminel jamais enregistré auparavant, dans la bourgade, organisent une battue, en vue de débusquer le violeur présumé.

Mais ils ne réussiront pas à mettre la main sur lui. « Drigo l’amour » s’étant terré. L’affaire parvenue aux mains de la chefferie traditionnelle, il est décidé, au vue de sa gravité, de lui donner une suite pénale. Et malgré l’intervention de l’oncle du violeur présumé, la gendarmerie est saisie.

Entre-temps, depuis son lieu de retranchement, Oula Toha Rodrigue et informé de la tournure prise par l’affaire. Et elle n’est pas du tout en sa faveur. Discrètement donc, il s’enfuit du village et même de la région. Il gagne Lakota et s’y réfugie chez l’une de ses sœurs, ignorant tout de l’acte odieux qu’il a commis au village.

Ligne de défense renversante. Il passe tranquillement 4 mois dans la région du « Lôh Djiboua ». Des mois à l’issue desquelles, il croit tout bêtement que l’affaire s’est tassée. Il plie bagage donc et rejoint « Kouissara », son village. L’apprenant, les gendarmes débarquent et l’appréhendent.

Après avoir passé deux ans, en détention préventive, le jeune homme est traduit devant la Cour d’assises, à Man. C’était le lundi 30 juillet 2018. Et là, interrogé, le garçon sort une version qui fait tomber tout le monde à la renverse : « Cette dame est ma copine depuis qu’elle a perdu son mari. Nous couchons régulièrement ensemble. Le jour des faits, elle s’est refusée à moi, sous prétexte qu’il faisait très chaud et qu’elle ne pouvait pas faire l’amour. Finalement, on a couché ensemble », soutient-il.

Une version que balaie du revers de la main l’avocat général qui demande à la Cour, de ne pas suivre ce garçon qu’il qualifie de mauvais. Et bien hélas pour Toha Rodrigue, en dépit de la plaidoirie de haut vol de Me Toho Tapé, commis d’office pour le défendre, la Cour a la main lourde. Ainsi, reconnu coupable des faits de viol aggravé, « Drigo l’amour » écope de 15 ans de prison.

DOUMBIA Balla Moïse ( Correspondant régional)

 

afrikmag.com

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