08232017Headline:

Bingerville: Un assaut criminel contre un domicile vire au drame; un mort et un blessé grave

Descente-des-FRCI

Deux amis ont lancé un assaut criminel contre un domicile, à Bingerville. Mais cette aventure qu’ils voulaient heureuse, va plutôt entraîner un péril. Mort d’homme précisément.

Sur les faits, nos sources rapportent que Sanogo Aboubacar, 21 ans et son ami Diarrassouba Ousamane, son aîné de dix ans, qui ne savent faire que de vilaines choses de leurs dix doigts, prennent la décision de mener un raid dans la ville de Bingerville. Forts de certains renseignements obtenus dans leur milieu pourri de malfaiteurs, ils estiment que Bingerville est une terre fertile pour commettre leur forfaiture avec une issue heureuse.

Dans la nuit du vendredi 9 janvier 2015, les deux amis, unis dans les égarements, se retrouvent pour régler les derniers détails de leur plan. Puis, ils partent d’Attécoubé, leur commune de résidence. A Adjamé où ils transitent, ils empruntent un « gbaka » comme des citoyens dignes de ce nom et les voilà peu de temps après, dans l’ex-capitale de la Côte d’Ivoire. Dans un sac, est soigneusement rangé leur fusil de calibre 12. Rapidement, ils montent sur le terrain.

Mais alors qu’ils sont en pleine opération, les deux bandits sont surpris par des passants. L’alerte est aussitôt donnée. Un appel perçu cinq sur cinq dans le quartier. De bonnes volontés bravent la peur. Et c’est la chasse à l’homme. Les criminels, déroutés par la témérité de l’adversité, prennent la clé des champs. Mais la foule ne démord pas malgré le coup de feu libéré par les gangsters. Les quidams qui croient s’échapper, sont pris en tenaille et neutralisés sur la voie principale conduisant au village d’Adjamé-Bingerville.

Mis à poils avec leurs monstrueux attributs sexuels à l’air libre, ils sont sauvagement passés à tabac par une foule déchaînée. Coups de pied, de tête, de poing, de gourdin, de pierre et même d’armes blanches, tout y passe pour faire vivre le martyre aux deux bandits malchanceux. C’est ensuite dans un piteux état que les laisse la foule, qui se disperse. Le matin, des éléments de la brigade de gendarmerie et de la police, informés, se rendent sur place pour le constat d’usage. Et au cours de celui-ci, ils se rendent compte que Sanogo Aboubacar qui se tient face contre terre, est mort de ses multiples plaies effroyables à la tête et sur tout le corps. Son compagnon d’infortune Diarrassouba Ousmane, est lui, malgré ses graves blessures, incroyablement vivant.

Le corps sans vie est déposé à la morgue. Le blessé, lui est confié à la gendarmerie qui, après ses soins, on espère salvateurs, va en savoir un peu plus auprès de lui après ses premières explications. Notons que l’arme des malfrats est aux mains des gendarmes, dans le cadre de l’enquête.
Soir info

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