09252017Headline:

Bouaké : Des mutins ont attaqué des ex-combattants,et tirent à bout portant sur un père de famille

Les mutins ont durci le ton en fermant tous les corridors de Bouaké. Aucun véhicule ne doit sortir ni entrer dans la ville.

Bouaké : Des mutins ont attaqué des ex-combattants, ce samedi

Ce matin aux environs de 11h, les mutins se déplaçant dans deux véhicules ont fait irruption dans “le grin” des ex-combattants (cellule 39) et l’un d’eux a et sur le nommé Youssouf Diawara, âgé de 49 ans, marié et père de 5 enfants.

Atteint de plusieurs balles au thorax et au bras, il a été évacué aux urgences chirurgicales du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Bouaké. Où il a été pris immédiatement en charge par l’équipe médicale. Il faut dire que depuis ce matin, les mutins ont durci le ton en fermant tous les corridors de Bouaké. Aucun véhicule ne doit sortir ni entrer dans la ville.

Des dizaines de véhicules sont bloqués à tous ces corridors. Face à cette situation de blocage, le commandement militaire (3è région militaire, 3è bataillon d’infanterie militaire et le camp génie) de Bouaké n’a pas voulu rester indifférent.

Conduit par le colonel Kouamé Konan Léon, commandant de la 3è région militaire de Bouaké, le commandement s’est rendu au corridor sud ensuite au corridor nord pour échanger avec les mutins afin de les convaincre de lever toutes les barrières pour que la circulation puisse reprendre.

Après 30 minutes de négociation sur chaque corridor, les mutins n’ont pas voulu entendre raison. Ils ont refusé de les rouvrir. Ce sont des dizaines de camions qui s’étendent sur des kilomètres de chaque côté de la Route nationale numéro 3 (RN3).

En ville, les activités sont au ralenti. Plusieurs structures et autres magasins sont fermés. Même si les marchés sont ouverts. Les mutins qui ont pu braquer plusieurs véhicules soit de l’État soit des personnels continuent de parader en ville en tirant de temps en temps en l’air. Dans la recherche de véhicules, un groupe de militaires encagoulés est arrivé en trombe au Ran-hôtel. Ils se sont rendus dans l’arrière cour de l’hôtel où le directeur et les clients avaient mis en sécurité leurs véhicules.

Parmi ces véhicules, il y avait un de l’État. Et c’est celui-ci qu’ils voulaient braquer. Ils ont exigé que les clés leur soient remises. N’ayant pas pu avoir les clés, ils vont briser les vitres de cette voiture d’État. Aussi s’en sont-ils pris à un véhicule personnel qui était dans le parking en brisant à l’aide d’un caillou la pare brise arrière. Pour éviter qu’ils s’en prennent au reste des voitures, le directeur du Ran-hôtel leur a remis la somme de 100 mille de Fcfa.

Ils se sont finalement retirés. Entretemps, un groupe de militaires s’est rendu, selon un témoin, à Rti-Bouaké pour faire une déclaration. Heureusement, le personnel a été prié de rester chez lui.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL

Fraternité Matin

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