09262018Headline:

Bouaké: L’homme a épié les faits et gestes de la fillette pendant 4 jours avant de passer à l’acte

L’homme a épié les faits et gestes de la fillette pendant 4 jours avant de passer à l’acte
Une petite fille de 6 ans a échappé à un enlèvement commandité depuis l’Europe par sa mère avec l’aide d’un détective privée.

Scène spectaculaire, digne d’une série policière à Bouaké. C’est le moins qu’on puisse dire sur une tentative d’enlèvement d’enfant commis par un détective prive. Les faits se sont produits le lundi 9 juillet dernier au quartier N’gattakro de Bouaké. De quoi s’agit-t-il ?

Selon des témoignages, Adja Pharel, une fillette de 6 ans vivant avec son père, un agent de police et sa marâtre au quartier Ngattakro a échappé à un enlèvement hors du commun. Contrairement aux enlèvements d’enfants perpétrés par des individus pour des pratiques rituels, le ravisseur de la petite Pharel, lui, n’est pas un personnage quelconque. Il s’agit d’un détective privé, un professionnel expressément engagé par la mère de la fillette, ex-compagne du père, un policier, vivant en Europe. La mère de Pharel, en séparation avec l’agent de police, percevrait encore mal que sa fille subisse les caprices d’une mère qui n’est pas la sienne.

Loin du pays, elle décide d’arracher par tous les moyens sa fillette des mains de son ex-concubin et de sa nouvelle épouse. Pour y arriver, elle décide de louer les services de Louis K., un détective privé qu’elle met en mission 4 jours durant à Bouaké. Avec tous les moyens mis à sa disposition, le missionnaire ne va pas se dérober. Il séjourne dans un modeste hôtel de N’gattakro en raison de 5000 francs la nuit. Le détective prend le temps d’étudier le terrain pour atteindre sa cible, la petite Pharel.

Au quatrième jour de sa mission, Louis K. se fait louer un chauffeur et un véhicule de type 4×4 de couleur grise pour se rendre à la recherche de Pharel. Il était exactement 9h30, ce lundi 9 juillet 2018, lorsque, sortit de nulle part, une voiture de type 4X4 débarque au domicile des parents de Pharel situé au mythique carrefour appelé ” Attiéké”. Une fois dans le domicile, le détective descend de son bolide, et à l’aide d’une bombe, pulvérise la fillette au visage pour essayer de l’endormir avant de foncer en trombe avec la voiture. Fort heureusement, la marâtre de la petite, ayant redoublé de vigilance, alerte aussitôt les riverains. Lesquels se mettent aux trousses du ravisseur de Louis K. et son chauffeur qui tentent de fondre dans la nature avec la petite.

Mais, avec promptitude, les hommes du commissaire Bakayoko Souleymane, chef du service au commissariat du 2ème arrondissement de Bouaké – Koko, se déploient rapidement sur le terrain, orientés par des riverains. La frange collaboration entre populations et policiers permet d’intercepter les ravisseurs à quelques encablures du nouveau stade de la capitale du Gbêkê. Arrêté, le ravisseur est conduit au poste de police du commissariat du 2ème arrondissement en attendant d’être déféré devant le parquet. Il avait en sa possession une bombe pulvérisateur, une menotte et une matraque magnétiseur.

 

linfodrome.com

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