10182017Headline:

Bouaké : toujours tendu… Les populations réclament le départ du prefet et la libération des interpellé

manifestation.1

Bouaké : Les populations réclament le départ des autorités et lancent un ultimatum pour la libération des manifestants interpellés

« Nous demandons le départ du préfet de région et la démission des élus de la commune». Les populations de Bouaké ne veulent plus de leurs autorités et elles le leur ont fait savoir ce 24 juillet lors d’une rencontre au Ran Hôtel. Etaient présents, le député de Bouaké Bema Fofana et le maire Djibo Youssouf Nicolas. Au cours des échanges, les responsables communautaires, de mouvements syndicaux et des associations de jeunesse ont reproché la passivité de leurs autorités.

« Nous accusons les autorités et les élus pour leur immobilisme et leur irresponsabilité. Ceux-ci ont refusé de prendre leur responsabilité. Ils étaient tous au courant de cette marche. Car chaque soir, une réunion était organisée à la préfecture de région de Bouaké avec toutes les autorités, élus et les responsables syndicaux et mouvements de jeunes. Nous nous insurgeons contre leur étonnement après la situation désastreuse qui a mis la ville de Bouaké à genou » ont-ils dit.

« On est en train de s’organiser pour faire face à la mauvaise interprétation qui est faite autour de ce soulèvement. Car, très sincèrement, on se sent très trahis », ont déclaré Barro Souleymane, coordonnateur national du Mouvement de défense des agents municipaux de Côte d’Ivoire (MODEMCI) et Kamagaté Moussa dit Empereur, président du Mouvement Ado-Génération.

Après la violente manifestation qui a paralysé la ville le 22 juillet dernier, ces jeunes se demandent quelle a été la part des autorités administratives de Bouaké : « Ils jouent les faux pompiers après que l’incendie ait tout détruit. Pourquoi, n’ont-t-ils pas prévenu les plus hautes autorités du pays à temps? ».

Ces responsables de mouvements ont donné un ultimatum d’une semaine pour libérer tous les manifestants interpellés, car selon eux les seuls responsables sont les autorités administratives et les élus de la ville.

Etien William Aldo, le conseiller spécial du maire Djibo Nicolas, a pour sa part dénoncé les faits, avant de pointer du doigt les ressortissants des pays voisins vivant à Bouaké et des ex-combattants encore armés : « Le vendredi dernier, les gens sont venus d’ailleurs (…) Ils ont eu l’appui de nos jeunes frères ex-combattants. Ce n’était pas une affaire de la CIE. Il y avait autre chose en-dessous ».

Les “événements de Bouaké“ n’ont apparemment pas fini de révéler leurs secrets.

 L’Intelligent d’Abidjan

 

 

 

 

 

 

 

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment