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Côte d’Ivoire: Alépé un père de famille parti à la pêche, abattu à coup de fusil

Comme la mèche mise à feu d’un baril de poudre, et qui se consume tranquillement avant d’en arriver à l’explosion, une tension en sourdine est en train de monter dans un village de la sous-préfecture d’Oglwapo, dans le département d’Alépé. Une situation inhérente à la mort suspecte d’un quinquagénaire, répondant au nom de Yapi Epokou Hyacinthe. Une mort loin d’être naturelle.

En effet, selon nos sources, le dimanche 8 juillet 2018, Yapi Epokou Hyacinthe, 54 ans, met à profit cette journée dominicale, qui l’exempte de travaux champêtres, pour s’orienter vers une partie de pêche. Il compte donc ramener du poisson, en vue de donner un peu plus de relief au contenu de la sauce, dont devra se gaver sa famille. Et comme il en a l’habitude, il quitte Nougoussi, son village, et se déporte à quelques encablures de là, dans des bas-fonds, où il pêche souvent du poisson dans les eaux.

Mais, alors que les siens s’attendent à son retour, le chef de famille, jusqu’à la nuit tombée, n’est pas encore rentré à la maison. Et jusqu’à ce que le jour se lève le lendemain, Yapi Epokou ne fait toujours pas signe de vie. C’est l’anxiété au sein de sa famille et même du village, où la nouvelle de sa disparition s’est répandue. Et on est d’autant plus inquiet que cet homme, tranquille, n’est pas connu pour inscrire sur son agenda, des programmes de fugue. Où est-il donc passé ? Que lui est-il arrivé ?

Sans perdre de temps, souligne-t-on, on s’organise dans le village et une battue est menée, dans les alentours de la bourgade. Cette battue qui s’étend même très loin, avec l’espoir de retrouver Yapi Epokou. Surtout vivant. Mais là encore, jusqu’à la tombée de la nuit, les recherches se soldent par un échec. Point de traces du porté disparu.

Les choses demeurant ainsi, les signes sont donc mauvais. Ce n’est pas de bon augure, et chacun le sait dans le village. Dans les bourgs environnants, où des renseignements sont pris, personne n’a souvenance d’avoir rencontré Yapi Epokou. Hélas, cette totale méconnaissance de ce qu’advient du pauvre père de famille, cache une terrible réalité.

En effet, au troisième jour de la disparition de Yapi Epokou, soit le mardi 10 juillet 2018, les recherches reprennent. Ce, jusqu’à ce que le soir enveloppe le périmètre de la battue. Et c’est là que la triste réalité s’étale au grand jour. L’infortuné est enfin retrouvé. Mais pas du tout dans la nature que l’on aurait souhaitée. De fait, Yapi Epokou est découvert mort. Et son corps, en état de putréfaction avancée. Mais ce qui frappe le plus, c’est que le pauvre est criblé de balles. C’est donc clair qu’il a été abattu.

Les éléments de la gendarmerie, saisis, se déportent la nuit sur les lieux de la découverte macabre et procèdent au constat d’usage. Puis, la dépouille de Yapi est enlevée, dans une terrible ambiance de tristesse et de vive émotion, pour être déposée à la morgue.

Mais comment expliquer cette mort, par arme à feu, du pauvre homme parti pourtant à la pêche ? Qu’a-t-il fait aux tueurs ? Et qui sont ces derniers ? Justement, sur cette dernière question, à Nougoussi, le village du défunt, l’on croit savoir qui sont les meurtriers de Yapi Epokou. Et c’est cela qui est train de susciter une tension, sur fond de vendetta à l’horizon. Nous nous gardons d’en dire plus, sur ceux que les populations mettent en cause, dans ce crime.

En tout cas, la gendarmerie mène son enquête, en vue de faire connaître la vérité, sur les circonstances du meurtre et l’identité des auteurs présumés de ce crime. Ainsi, la loi fera le reste, en s’appliquant dans toute sa rigueur. Pour l’heure, l’émotion demeure vive à Nougoussi, face à ce drame.

 

afrikmag.com

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