08202017Headline:

Côte-d’Ivoire /encore une Grosse frayeur : Retour au calme à Cocody et Yopougon après des tirs et des vols d’armement

Anselme BLAGNON

Le calme est revenu à Abidjan où des tirs ont été signalés mercredi nuit dans le périmètre de l’école de police, à Cocody (Est) et à l’entrée ouest de la capitale économique ivoirienne, ont rapporté des habitants.

« La situation est calme » au corridor de Gesco, vers le 16e arrondissement tout comme dans le périmètre de l’école de police, où ces tirs ont été entendus vers 22H30 (GMT et locale), ont indiqué ces riverains.

Cette situation se produit quelques jours après des incidents dans l’armée et quelques heures après la nomination d’un nouveau ministre de la Défense.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des militaires ont procédé à des tirs à Abidjan et Korhogo (Nord ivoirien) qui ont fait trois morts et trois blessés.

Trois militaires impliqués dans ces tirs ont été radiés des effectifs des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI).

Mercredi, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a procédé à un réaménagement de son gouvernement. L’ex-ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, a été nommé ministre de la Défense. Son prédécesseur Alain Donwahi est désormais en charge des Eaux et Forêts.

Alerte info

Tirs et vols à l’école de police de Cocody

Par RFI

A Abidjan, alors que le Président Ouattara a procédé à un mini-remaniement ministériel dans la journée de mercredi 19 juillet -avec, notamment, la nomination d’un très proche du président Alassane Ouattara au ministère de la Défense, Hamed Bakayoko-, des tirs réguliers ont été entendus le soir même, aux abords de l’école de police de Cocody.

Des hommes armés ont pénétré dans l’enceinte et sont repartis, semble-t-il, avec des armes et des véhicules.

Selon certains témoins interrogés devant l’école de police de Cocody, ce seraient des militaires qui, dans la soirée du mercredi 19 juillet, ont pénétré dans l’enceinte de l’école, tirant en l’air. Ces hommes se sont rendus à la poudrière où ils ont saisis des armes, avant de quitter les lieux.

D’autres témoignages parlent d’hommes cagoulés qui, au même endroit, auraient racketté des chauffeurs et volé plusieurs véhicules passant devant le site.

Reste que, selon un témoin qui se trouvait de l’autre côté de la route, sur le campus universitaire, il y a eu comme un vent de panique. « J’étais dans l’enceinte de l’université et c’est, malheureusement, à cet instant précis que j’ai vu les gens en train de courir un peu partout. Il y a eu un affolement, les gens se sont mis à courir un peu partout, et pendant ce temps, on a entendu les rafales, des coups tirés en l’air. Je n’ai pas l’heure exacte mais c’était après 22h. Ce n’était pas des tirs nourris, c’était des tirs en l’air, du genre tirs de sommation », raconte-t-il.

Grosse frayeur donc mais pas de blessé officiellement recensé pour autant. Toujours est-il que ce nouvel épisode de mouvements armés et incontrôlés, moins d’une semaine après la mort de trois militaires tués à Korhogo, dans un camp militaire, est du plus mauvais effet tandis que des dizaines de délégations étrangères arrivent en ce moment dans le pays pour les jeux de la francophonie. Des jeux qui doivent débuter vendredi 21 juillet.

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