10222017Headline:

Côte-d’Ivoire :Fêtes de fin d’année /Insécurité, transport,les agressions s’intensifient: beaucoup d’inquiétudes … !

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Fêtes de fin d’année / Insécurité, transport… : Les inquiétudes resurgissent !

Dans l’imagerie populaire ivoirienne, le mois de décembre est synonyme de « problèmes », parallèlement à l’ambiance festive qu’il génère. En cette période de l’année, les braquages d’établissements financiers et agressions s’intensifient, flambée du prix des transports, les embouteillages incessants. Une situation qui suscite beaucoup d’inquiétudes au sein des populations.

Le mois de décembre est beaucoup redouté pour son ambiance électrique. En cette période de l’année, tout semble s’accélérer. Chacun veut mettre les bouchées doubles pour passer de bonnes fêtes de fin d’année. Commerçants et transporteurs veulent réaliser de bonnes affaires. La population abidjanaise évaluée à environ 5 millions d’habitants double pratiquement. Les gens viennent des quatre coins du pays pour faire des emplettes. La circulation est très dense dans certaines communes, comme Adjamé.

Dans ce centre commercial géant, qui accueille du beau monde chaque jour. Le désordre devient indescriptible. Les commerçants envahissent les trottoirs, obligeant les piétons à emprunter carrément la chaussée, au risque de se faire percuter par des véhicules. Cette grande confusion est une aubaine pour les voleurs et autres agresseurs, qui ne tarissent de stratégies pour dépouiller leurs victimes.

La foire aux voleurs !

Ils ont le plus souvent recours au ‘‘vol à la tire’’ qui a pignon sur rue dans la commune. Se faisant passer pour des personnes honnêtes, des individus à qui on pourrait donner le bon Dieu sans confession, opèrent généralement à plusieurs.

L’un fait diversion en vous entrainant dans une quelconque discussion pendant que l’autre vous dérobe. Le boulevard Nangui Abrogoua reliant la grande mosquée au grand marché d’Adjamé, grouille des pickpockets qui rivalisent de talents. Idem pour le lieu appelé communément ‘’Liberté’’ et le boulevard jouxtant la grande gare routière. Dans ces coins, les malfrats font de bonnes affaires, tant la marée humaine a du mal à circuler.

gendarmes_coupeurs de route
Photo à titre d’illustration

Les larcins dans les bus seront également monnaie courante. Les autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) seront transformés en terrain de chasse privilégié par les voleurs qui ne cessent de semer la désolation parmi les usagers. A tel point que certains machinistes ne manquent pas de faire des recommandations aux passagers en ces termes « sécurisez vos portables et vos porte-monnaie. Les voleurs sont là ». Se sachant souvent démasqués les indélicats n’ont d’autres choix que d’écourter leur voyage.

Les plus téméraires opèrent à bord de taxis-compteurs ou de véhicules de taxi intercommunaux. La pratique qui fait rage en ce moment, c’est « le coup de la portière ». Des infâmes personnages circulant à bord de certains taxi-compteurs détroussent les gens qu’ils embarquent, de leurs biens. Ils comptent généralement dans leur équipage, des femmes aux allures d’honnêtes mères de famille.

Même les lieux de culte ne sont pas épargnés. Ces indélicats sont de plus en plus attirés par les grands rassemblements religieux ou festifs. Certains se payent même le luxe d’effectuer le déplacement à l’intérieur du pays pour accomplir leur sale besogne. A cela s’ajoute, une recrudescence des agressions dans les lieux réputés criminogènes et dans les rues.

Avec les jeunes délinquants adolescents appelés ‘‘Microbes’’ qui n’épargnent personne avec leur folie meurtrière, qui après une période d’accalmie, ont repris du service, certains considèrent ce mois de décembre, comme la période de tous les dangers.

Les coupeurs de route sont aux aguets !

Les plus dangereux sont les coupeurs de route. A l’approche des fêtes, Ils sont très virulents sur les routes. Tirant sur tout ce qui bouge. Leurs proies privilégiées sont les commerçants et les opérateurs économiques qui se déplacent le plus souvent avec de fortes sommes d’argent.

Selon le président de la confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’ouest, M. Koné Vaffi, plus de 50 personnes dont 20 chauffeurs de cars ont été tuées entre janvier et juin 2012 par ces bandits de grand chemin qui écument toujours les routes, narguant même les forces de l’ordre.

Les transporteurs font monter les prix…

Le mois de décembre est un moment favorable aux transporteurs, surtout aux chauffeurs de minicars appelés ‘’Gbakas’’ qui ont déjà annoncé les couleurs depuis un certain temps. En effet, ces individus conditionnés par le profit, ne manquent aucune occasion pour procéder à une hausse de leurs tarifs. Ainsi sans raisons, ils font passer les prix du simple au double. Cette situation occasionne beaucoup de désagréments auprès des passagers qui ne savent plus à quels saints se vouer.

Gbaka (1)
Le mois de décembre est un moment favorables aux transporteurs, surtout aux chauffeurs de minicars appelés ‘’Gbakas’’ qui ont déjà annoncé les couleurs depuis un certain temps.

Ce sont surtout les usagers des communes de Yopougon et Abobo qui sont les plus exposés à cet état de fait.

« Nous vivons un vrai calvaire. Les prix grimpent de façon exponentielle. Ainsi pour rallier notre domicile, il nous arrive souvent de débourser le double voire le triple du prix habituel. Ne sachant, par quel autre moyen rentrer à la maison, nous sommes obligés de nous exécuter, la mort dans l’âme », nous confie Mlle Virginie Tra Lou, secrétaire dans une agence de communication, résidant à Yopougon-Gesco.

Aussi, quand les transporteurs n’augment pas les prix du transport, ils raccourcissent le trajet. Une stratégie qui pousse les usagers à payer le double du tarif normal. Il revient donc à tout citoyen de prendre ses dispositions afin d’éviter tout désagrément.

Aux grands maux, les grands remèdes…

La Police nationale, la Gendarmerie nationale et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) avaient lancé en août dernier une grande offensive qui a d’ailleurs porté ses fruits sur le terrain.

1 500 hommes dont 1 000 policiers, 300 gendarmes et 200 militaires ont été déployés pour le renforcement des patrouilles dans certaines zones criminogènes, les plans d’eau, les abords des écoles.

Cette opération qui s’est progressivement étendue à l’intérieur du pays a permis le démantèlement de dangereux fumoirs, la saisie de quantité importante de drogues, d’armes, de munitions et l’arrestation d’un grand nombre de bandits. L’offensive intervenant à un moment crucial a mis du baume au cœur des honnêtes citoyens, las de subir les agressions de toutes sortes.

police ivoirienne
Les autorités policières doivent renforcer les dispositifs sécuritaires sur l’ensemble du territoire national afin de permettre aux citoyens de passer une fin d’année heureuse.

A Abidjan, de nombreux ‘‘nids’’ de bandits ont été détruits. Les éléments de la police anti-drogue et du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) ont fait des descentes musclées dans des lieux réputés dangereux dans les communes de Cocody, Yopougon et Port-Bouët.

Dans certaines villes de l’intérieur du pays, l’offensive a été payante. La gendarmerie a mis sous l’éteignoir des dangereux ‘‘coupeurs de route’’ qui troublaient le sommeil des populations.

Des armes lourdes retrouvées en possession de tous ces individus indélicats en disaient long sur leur lugubre activité.

Toutefois, les forces de l’ordre ne devraient pas baisser leur garde puisque les criminels n’en démordent pas.

En cette période cruciale de l’année, il faudra redoubler de vigilance. A cet effet, les autorités policières doivent renforcer les dispositifs sécuritaires sur l’ensemble du territoire national afin de permettre aux citoyens de passer une fin d’année heureuse.

Alex Payne / 

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