10232018Headline:

Côte d’Ivoire/Guiglo: Le pauvre enseignant Nihi Alexis, dispensant ses cours en classe de Ce2, a trouvé la mort,suite à la piqûre d’un poisson machoîron, dans des circonstances bizarres, dignes des mystères effarants de l’Afrique.

Ni ses collègues ni ses parents, encore moins ses élèves n’apercevront plus jamais la silhouette de Nihi Alexis, instituteur à l’Epp Béoua 1, village situé sur l’axe Guiglo-Blolequin. Le pauvre, dispensant ses cours en classe de Ce2, a trouvé la mort, dans des circonstances bizarres, dignes des mystères effarants de l’Afrique.

Mais de quoi s’agit-il ? Sur les faits, nos sources informent que le jeudi 14 juin 2018, le jeune enseignant de 34 ans part de son lieu de service, pour la ville de Guiglo. A l’Inspection, il doit déposer les résultats des compositions de passage des classes de Cp1 au Cm1.

Cela fait, ce titulaire d’un Bac G2 et fils de Diédrou, village de la sous-préfecture de Zou, dans le département de Bangolo, décide de se rendre au marché de poissons. Celui-ci est situé en bordure de la rue menant à la section du tribunal de première instance de Guiglo. L’instituteur entend s’offrir un tas de poissons machoîron, dans la perspective d’une partie de bouffe avec ses collègues de Béoua.

Sur les lieux, il gare sa moto de type Apsonic, auprès de la vendeuse de poissons, et demande le prix d’un tas de machoîron. « Monsieur, ici là, c’est 6 000 F Cfa, et là, 5 000 F Cfa. C’est du bon machoîron frais. Tu vois, tout ça bouge ! », claironne avec enthousiasme la vendeuse qui accompagne son bagout, d’un large sourire. L’instituteur opte pour le tas de 5 000 F Cfa.

Le poisson emballé dans un sachet, Nihi Alexis se rend à sa moto. Il pose le sachet de poissons sur le porte-bagages de l’engin, et s’emploie à l’attacher avec du caoutchouc. Il essaie une deuxième fois d’enrouler le sachet, pour bien le retenir, quand la corde en caoutchouc cède. En voulant alors bloquer ledit sachet, pour éviter qu’il ne tombe par terre, l’un des poissons qui bouge subitement, pique l’enseignant à la main droite, avec sa nageoire au relief en dents de scie. En tentant de retirer de force le pointu de la nageoire, qui s’est enfoncé dans sa chair, le pauvre se blesse sérieusement. Il se met à perdre beaucoup de sang.

Aussitôt, Nihi Alexis se rend dans une petite clinique médicale de la ville, où il bénéficie de premiers soins. Plus ou moins soulagé, il enfourche sa moto et rejoint le village de Béoua, avec ses poissons.

Mais voilà que le lendemain, Nihi Alexis se met à souffrir d’atroces douleurs au bras droit. Le bras qui avait, la veille, reçu le pointu de la nageoire du poisson. Il se rend au dispensaire du village, où des soins lui sont à nouveau administrés, et il se sent relativement bien.

Mais à la vérité, ce n’était que partie remise. Car, le dimanche, aux environs de 10h, son état de santé se dégrade soudainement. La douleur intense, il la sent monter vers son cœur. Ses collègues, alertés, prennent des dispositions en vue de le faire évacuer aux urgences du Chr de Guiglo. Trop tard hélas ! Le jeune enseignant succombe de façon brutale, à ses terribles douleurs.

Et tout de suite, la nouvelle de la mort de Nihi Alexis se répand. Aussi, fusent-ils de partout, des commentaires pour expliquer le drame. Et le commentaire qui revient le plus, c’est que le jeune éducateur a été la cible de sorciers de son village paternel, dont le mandant s’est transformé en machoîron, pour l’avoir.

Plus tard, après conservation à la morgue, son corps est transféré à Bédy-Goazon ( axe Guiglo-Blolequin), le village de sa mère, où il est décidé que se fasse son enterrement, le samedi 14 juillet 2018.

Ce jour-là, dans une atmosphère de vive émotion, de pleurs et de cris, son cercueil est porté par de jeunes gens. Dans une ambiance surchauffée, le cercueil dont les porteurs n’ont vraisemblablement pas le contrôle, se livre à des arabesques et autres tours, à toute allure. Cela signifie en général, dans les contrées ivoiriens, que le défunt n’a pas trouvé la mort de façon naturelle. Et qu’il entend démasquer ceux qui l’ont expédié sous terre. La foule est en liesse. Mais visiblement, le défunt ne parvient pas à mettre à nu, un quelconque sorcier.

Finalement, l’inhumation de Nihi Alexis se déroule sans heurts majeurs. Cela, après l’imploration des mânes, par ses parents maternels, parmi lesquels, l’inspecteur de l’enseignement primaire de Sangouiné. C’en est donc ainsi terminé, le parcours sur terre pour « Chao », comme aimaient bien l’appeler ses collègues de l’Inspection de l’enseignement primaire ( Iep) de Guiglo 1 .

afrikmag.com

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