10252021Headline:

Côte d’Ivoire : la drogue trouvée dans une télévision à la MACA

La drogue ne circule pas à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), mais il arrive que certaines personnes, par des moyens détournés, parviennent à en faire entrer. Comme cette découverte faite dans une télévision à la Maca.

Quelquefois, des découvertes surprenantes sont faites par les gardes pénitentiaires de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Selon le Secrétaire général du Syndicat national du personnel de l’administration pénitentiaire de Côte d’Ivoire (Synapapci), Irié Bi Tra Pierre, de la drogue a été trouvée à la Maca dans une télévision. « Je vous confie que nous avons même trouvé de la drogue à la Maca dans une télévision, dans du pain, dans des chaussures etc », a-t-il confié au confrère L’inter.

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A l’en croire, ce sont les gardes pénitentiaires qui font toutes ces découvertes. Mais le fait que la force publique les publie, amène peut-être certaines personnes à « penser que la drogue circule à outrance à la Maca ». « Nous sommes très regardant sur ces choses. Malheureusement, nous n’avons pas de brigade spécialisée pour mieux orienter ce type de travail qui nécessite une certaine expertise », a-t-il confié, avant de répondre aux accusations selon lesquelles des agents pénitentiaires seraient des passeurs de drogue à la Maca : « La drogue ne circule pas. Ceux qui le pensent font preuve d’ignorance. On ne dit pas qu’il n’y pas de drogue qui entre dans la Maca, mais nous disons que nous veillons à ce que cela ne se fasse pas. Quand cela vient à se produire, comprenez que c’est par des moyens détournés que ces personnes parviennent à faire entrer de la drogue ».

Et Irié Bi Tra de raconter comment des gardes pénitentiaires ont été malheureusement pris avec de la drogue à la Maca. « Je sais qu’il y a des collègues qui, malheureusement, ont été pris avec de la drogue, non pas parce qu’ils voulaient la passer, mais parce qu’ils voulaient rendre service à un parent ou une connaissance de détenu. On peut être approché, comme ce fut le cas pour un de nos amis, par les parents d’un détenu, afin d’apporter de la nourriture. En réalité, ce qu’il faisait, était un mauvais exemple. Parce que les textes nous l’interdisent. L’agent n’est le coursier ni d’un détenu, ni d’un parent de détenu. Parfois, le sens humain prend le dessus », a-t-il souligné avant de poursuivre : « Notre collègue a pris de l’attiéké qu’il devait transmettre à un détenu. Une fois à la prison, l’agent s’est présenté auprès de ses collègues pour soumettre le colis à la fouille comme cela se fait d’ordinaire. Mais en faisant la fouille, on a découvert autre chose dans l’attiéké. Vu qu’en notre sein, nous n’avons pas la possibilité d’affirmer que la substance saisie est de la drogue, puisque nous n’avons pas de brigade anti-drogue, on appelle, dans ce cas de figure, la police ou la gendarmerie qui vient faire des vérifications nécessaires ».

Pour éviter que pareille situation ne se reproduise, le Secrétaire général du Syndicat national du personnel de l’administration pénitentiaire de Côte d’Ivoire (Synapapci) demande à l’Etat de les aider « en installant dans nos prisons une brigade anti-drogue ». A l’en croire, « Ailleurs, cela existe ».

Adolphe Angoua

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