07252017Headline:

Côte d’Ivoire: La police a tenté d’évacuer la cité Ran du Plateau à coup de lacrymo, arrestations, blessés

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La police tente d’évacuer la cité Ran du Plateau à coup de lacrymo, les habitants résistent

Ce lundi 18 Avril a été le théâtre d’un affrontement entre les forces de l’ordre et les habitants du quartier CITÉ RAN au Plateau.
En effet, la police a dans un premier temps intimé l’ordre à 22 des 137 habitations de ce quartier de quitter les lieux.
Elle s’est même servie de gaz lacrymogène et procédé à deux arrestations afin d’arriver à ses fins comme l’indique une source.

Une détermination qui s’est heurtée à la colère des habitants peu enclins à se voir être mis à la porte de leurs maisons.
Ces derniers, ont riposté en manifestant leur colère avec des jets de pierre et en brulant des pneus obligeant la police à reculer et stopper l’opération du jour.

Les agents des forces de l’ordre ont frappé un chauffeur d’une proche du gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Koné, qui tentait de raisonner un agent de la police face à la poursuite d’un jeune manifestant qu’il considérait comme innocent. En sang après les coups, le chauffeur sera également arrêté.

l’Etat aurait signé un projet immobilier avec une entreprise étrangère et ferait face à la pression de cette dernière qui s’impatiente pour débuter son chantier.
Les habitants de cette zone jadis d’habitation d’employés de la RAN devenue SITARAIL dans les années 90 est gérée par la société ivoirienne du patrimoine ferroviaire (SIPF).

Cette dernière nous indique qu’aucun des habitants de la cité ne jouit de contrat de bail en bon et du forme et que ces derniers jouissait d’une situation de laisser faire depuis deux décennies.
L’opération du jour fait suite à une décision de justice mais les habitants nous rapportent qu’elle a été amenée en cassation et est actuellement en cours d’instruction.
Conscients de cette situation ambiguë et sentant le déguerpissement venir, les habitants considérés comme des illégaux par la SIPF ont entamé depuis un an un mouvement de protestation et, de fait, ont décidé de ne plus régler leurs loyers.

En janvier 2014, la cité RAN de Marcory avait été déguerpie par la gendarmerie pour être cédée à un promoteur libanais.
Celle d’Adjamé avait été, contrairement aux deux autres (Plateau et Marcory ), vendue dans les années 90 en lot aux ex employés de la RAN.

Source :Koaci

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