03262017Headline:

Côte-d’Ivoire Maca/ Après la mort de Yacou: Un mouvement se prépare avec Koffi Joachim/ce qu’il fera

maca......

De nouvelles dispositions sont en train d’être prises à la Maca

Décidément, la mort de Coulibaly Yacouba dit Yacou le chinois est en train d’imposer une nouvelle donne à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) en particulier, et à toutes les prisons civiles en général.

Tout ou presque est passé au peigne fin, afin d’éviter un couac sécuritaire, comme ce fut le cas le samedi 20 février 2016, avec une fusillade sans précédent. En effet, selon nos sources, une affaire de kalachnikov a mis dans tous ses états, Koffi Joachim, sous-directeur de l’administration pénitentiaire, lors d’une visite surprise, le vendredi 26 février 2016. Celui-ci aurait rassemblé tous les gardes pénitentiaires, et réclamé le nom de celui qui aurait remis l’arme de guerre en question, avant la fusillade du samedi 20 février. Se faisant plus menaçant, le sous-directeur, assurant l’intérim du directeur débarqué, a affirmé détenir cette information du détenu qui aurait utilisé l’arme pour s’opposer aux forces de l’ordre, et provoquer un début d’insurrection. Plus grave, cette arme qui a été utilisée pour la fusillade, n’avait pas encore été retournée à la poudrière de la Maca. Est-ce vraiment une arme de dotation ou l’une des armes entrées parallèlement dans le pénitencier ? Selon Koffi Joachim, le détenu en question, n’avait malheureusement pas donné de nom ni décrit « son bienfaiteur ». C’est pourquoi, au cours des échanges, Koffi Joachim a exigé que le mis en cause se désigne lui-même. Auquel cas, il procédera, les jours à venir, à un vaste mouvement de mutation de plusieurs gardes à l’intérieur du pays. Connu pour sa rigueur, le sous-directeur de l’administration pénitentiaire pourrait mettre à exécution sa menace de muter des agents et punir sévèrement le garde fautif. De leur côté, des gardes pénitentiaires qui se sentent trahis, auraient exigé un rassemblement de tous les agents, afin que le fameux détenu vienne publiquement désigner le fautif. Par ailleurs, une semaine après cette fusillade du samedi 20 février 2016, le ministère de la Justice a fait des précisions sur la population carcérale de la Maca. En effet, des sources ministérielles font état de ce que « la Maca compte à ce jour, 3.625 détenus », contrairement au chiffre de cinq mille (5.000) véhiculé sur des réseaux sociaux, et par des rumeurs. Selon les mêmes sources, le nouveau chiffre de la population carcérale s’explique par les décrets de grâces collectives, et de remise de peine que le Président Ouattara a pris en décembre 2015. Cela a permis à 1.215 détenus d’ « être élargis ». En tout état de cause, le ministère de la Justice a annoncé des mesures « importantes, pour décongestionner davantage la Maca, les jours à venir ». En effet, des sources introduites expliquent qu’à travers cette dernière phrase, les autorités ministérielles veulent véritablement décongestionner cette prison qui est devenue un nid de bandits, d’insécurité, de consommation et de vente de drogue et autres stupéfiants. En clair, elles veulent assainir « complètement » ce pénitencier qui commence à donner une mauvaise image des conditions de détention. Les mêmes sources avancent qu’en dehors des caïds, ce sont des centaines de prisonniers qui vont être transférés très bientôt dans une dizaine de prisons, afin de ramener cette population « à une juste proportion » . « Cette promiscuité au niveau de la Maca, est toujours source de tension et de tentative d’évasion. Nous voulons mettre fin à ce cafouillage », a clarifié une source. Notons que ces mesures et autres remue-ménage font suite à la fusillade du samedi 20 février 2016 entre un groupe de détenus, conduit par Yacou le Chinois, et des forces de sécurité. Cet affrontement s’est soldé par la mort d’une dizaine de personnes dont Yacou le chinois lui-même. Il s’en est suivi plusieurs décisions dont le transfèrement des caïds dans les prisons de Bouaké (330 km au nord d’Abidjan), de Dimbokro (231 km au nord-est d’Abidjan), et de Grand-Bassam (15 km au sud-est d’Abidjan) et surtout la confiscation des corps des victimes de la fusillade, pour quelques jours dans une morgue à Yopougon.

 

M’BRA Konan

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