12062016Headline:

Côte d’Ivoire –Mama chez Gbagbo sens dessus dessous: déjà des morts et des blessés graves

Gbagbo à la Haye pensif

Mama – Les gendarmes battent en retraite après « les morts » et les blessés graves

A Mama les gendarmes battent en retraite – Les militants du FPI crient « victoire »

Par Connectionivoirienne.net

Les gendarmes envoyés à Mama pour disperser les militants du Fpi ont dû battre en retraite peu après 7 heures TU, «sous la poussée des jeunes». Deux gendarmes seraient restés prisonniers des foules qui n’arrêtaient pas de grossir, venant des nombreux villages environnants, indique un autre témoin.

«Pour l’instant, il n’y a plus de gendarmes ni à Mama ni à Krahi » indique une source jointe au téléphone sans indiquer si les gendarmes devaient revenir après des renforts. Cette éventualité n’est pas à exclure vu que les consignes des autorités sont fermes : «aucune mouche ne doit voler à Mama », comme l’indiquait un confrère hier.
Selon nos informations, l’ordre de retrait des gendarmes serait venu de la hiérarchie à Abidjan, alertée par la gravité des événements à Mama. «Avec déjà des morts cette nuit et des blessés graves, nous estimons les choses suffisamment graves pour laisser continuer. Nos collègues partis assurer l’ordre hier, ont dû riposter aux provocations. Il n’avaient pas pour mission d’empêcher quoi que soit», des propos d’un gendarme contacté à l’école de gendarmerie d’Abidjan.

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Côte d’Ivoire – Le village de Gbagbo sens dessus dessous: déjà deux morts et des blessés graves signalés

Par Connectionivoirienne

Le congrès du FPI couplé de la fête de la liberté, les deux événements annoncés par le Fpi (tendance Sangaré) n’auront pas lieu ce jour si l’on en croit les nouvelles en provenance de Mama. Des contingents de la gendarmerie sont entrés en action, tôt ce matin pour détruire tout le dispositif mis en place à la résidence Gbagbo. Selon un témoin sur place, tout a commencé vers 6 h GMT lorsque la gendarmerie qui a reçu des renforts de Daloa, d’Oumé et des villes environnantes a commencé à tirer des grenades dans tout le village. Un autre ajoute que des tirs à balles réelles ont ensuite succédé aux tirs de grenades. On déplore au moins deux morts et six blessés graves selon nos informations. Nos sources indiquent que les deux décès l’ont été par balles. Depuis 6h TU, le village est en état de siège, villageois et militants du Fpi ont pris le chemin de la brousse pour sauver leur peau.

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Depuis la veille, des consignes fermes avaient été données par les autorités sécuritaires d’empêcher tout rassemblement dans le cadre d’un congrès considéré comme illégal par les autorités ivoiriennes. Une décision de justice en appel est toujours attendue après le report sine die du congrès suivi d’une assignation du comité de contrôle du parti en justice. Les responsables du Fpi, eux, s’appuient toujours sur leurs textes et la décision du 5 mars 2015 suspendant le président statutaire Affi N’guessan pour ‘’faillite’’. C’est ce qui justifie la tenue de ce congrès, selon eux.

« Ils n’obtiendront pas notre soumission par la violence »

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Jointe par connectionivoirienne, la responsable des femmes, Odette Lorougnon a exprimé son indignation face aux faits. ‘’C’est dans le village de Gbagbo qu’on tire des lacrymogènes, c’est dans le village de Gbagbo qu’on tire à balles réelles. Je trouve que trop c’est trop ! Hamed Bakayoko avait promis d’aller jusqu’au bout et il y est ! Il ne reste plus rien. Mais ils n’auront pas la soumission qu’ils cherchent par la violence. Qu’Affi sache aussi que ce pouvoir ne lui servira pas de béquille tout le temps, ils seront fatigués un jour », a protesté Madame Lorougnon qui était dans la région depuis le mercredi. Elle émet l’hypothèse d’un piège puisque les forces de l’ordre étaient présentes en grand nombre la veille mais tout le monde croyait à une simple sécurisation du rassemblement. Le président du comité d’organisation Dano Djédjé, présent sur le terrain était encore injoignable au moment où nous mettions sous presse.

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