05282017Headline:

Côte d’Ivoire /marche eclatée,le bilan s’alourdit« Trois personnes tuées, 65 blessées et 41 arrêtées »,

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L’opposition en Côte d’Ivoire fait état d’arrestations (Reuters)

ABIDJAN (Reuters) – La Coalition nationale pour le changement (CNC), qui rassemble des personnalités de l’opposition ivoirienne, a affirmé mardi que 29 de ses membres avaient été arrêtés à la suite de manifestations la semaine dernière contre la candidature du président Alassane Ouattara à un deuxième mandat le 25 octobre.

Vingt-et-un membres du CNC ont été arrêtés à Abidjan, la capitale commerciale du pays, et huit autres dans les villes de Gagnoa et d’Adzope, a précisé un porte-parole, César Etou.

Les manifestations de la semaine dernière ont fait au moins un mort. Les affrontements ont opposé des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo et ceux d’Alassane Ouattara.

L’élection présidentielle est vue comme une étape majeure pour tourner la page d’une décennie de troubles et de violences politiques et asseoir la stabilité du pays ouest-africain. Mais une partie de l’opposition rejette la nouvelle candidature d’Alassane Ouattara en contestant son éligibilité.

Mercredi dernier, le Conseil constitutionnel a validé dix candidatures à l’élection présidentielle, dont celle du chef de l’Etat sortant.

Le dernier scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire a eu lieu en 2010, avec un retard de cinq années et dans un contexte de division du pays, le Nord étant alors aux mains de groupes rebelles tandis que le Sud restait tenu par le gouvernement.

L’élection avait tourné à la guerre ouverte entre les partisans du président sortant, Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite, et ceux de son principal adversaire, Alassane Ouattara, finalement intronisé.

Le parti de Gbagbo dénombre trois personnes tuées et 65 blessées

Par Roland Klohi

Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) conduit par Abdourahamne Sangaré, co-fondateur du parti, dit avoir dénombré trois morts et 65 blessés lors des marches éclatées des jeunes de la Coalition nationale pour le changement (CNC, principale coalition de l’opposition), sur la période de jeudi à mardi, dans une note transmise mardi.

« Trois personnes tuées, 65 blessées et 41 arrêtées », établit comme bilan des marches éclatées de la CNC, ajoutant que « les responsables locaux du FPI sont traqués dans des régions (notamment à Gagnoa et Bayota, Ouest du pays) par des pro-Ouattara armés de machettes et souvent de fusils, agissant en supplétifs aux forces de l’ordre ».

Jeudi, des jeunes de la CNC, un regroupement de partis politiques de l’opposition (qui comprend le camp Sangaré), ont entamé des manifestations à Abidjan et à l’intérieur du pays pour protester contre la candidature à la présidentielle d’octobre du chef de l’Etat Alassane Ouattara qu’ils jugent « anticonstitutionnelle ».

Selon des leaders de l’opposition ivoirienne, l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara, qui brigue un second mandat à la magistrature suprême, ne devrait pas être éligible parce que la question de sa nationalité a été « réglée politiquement et non juridiquement ».

M. Ouattara dont la candidature avait été rejetée en 2000, à la suite d’une remise en cause de sa nationalité, a pu prendre part à la présidentielle de 2010 après un « accord politique » à Pretoria (Afrique du Sud).

Le 09 septembre, le Conseil constitutionnel a déclaré éligibles dix candidats sur 33 prétendants. M. Ouattara, candidat à sa propre succession, a été déclaré « éligible » et sera face à ses principaux opposants dont les ex-Premiers ministres Affi N’Guessan, Charles Konan Banny et l’ex-diplomate Essy Amara.

RKO

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