08092020Headline:

Côte d’Ivoire/Minignan: un instituteur cocufié fait emprisonner sa femme

Minignan, localité située dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire a été le théâtre d’un fait qui défraie la chronique et cristallise l’actualité ivoirienne. Qu’en est-il exactement ? Selon une source policière, une femme et son amant ont été pris en flagrant délit d’adultère et arrêtés par des éléments de la police nationale, le dimanche 29 juin 2020.

Le temps, comme aiment à le dire certaines langues, sont une période propice pour s’amouracher. En témoigne la scène qui s’est produite le week-end dernier entre un carreleur, la trentaine révolue et son amante répondant aux initiales de L.F. En effet, ce jour-là, aux environs de 23 heures, l’officier de permanence du Commissariat de police de Minignan est contacté au téléphone par D.N. (38 ans), instituteur, ivoirien, lui faisant part du fragrant d’adultère de son épouse dans la chambre à coucher de O.M.M. (35 ans), son amant, carreleur de profession, qui refuserait d’ouvrir la porte.« L’officier de permanence, après s’être rassuré qu’il s’agissait bien de son épouse (l’intéressé affirmait détenir son extrait d’acte de mariage), s’est rendu sur les lieux, avec un équipage, où étant, a constaté la présence de la dame en question dans la chambre à coucher du susnommé, après que ce dernier ait ouvert la porte », rapporte notre source. Qui précise que les deux individus ont été arrêtés. La femme pour adultère et l’homme pour complicité d’adultère. Selon la loi ivoirienne, la violation des obligations résultant du mariage est punie par la loi, selon l’article 391 du code pénal qui stipule que : « Sont punis d’un emprisonnement de deux mois à un an, la femme convaincue d’adultère, ainsi que son complice. – Est puni de la même peine le mari qui, dans la maison conjugale commet un adultère, ou qui, hors de la maison conjugale, a des relations sexuelles habituelles avec une femme autre que son épouse. – Les poursuites ne peuvent être engagées que sur plainte du conjoint offensé. La connivence ou le pardon du conjoint offensé empêche ou arrête toute poursuite et le conjoint offensé reste maître d’arrêter l’effet de la condamnation prononcée contre l’autre conjoint, en acceptant de reprendre la vie commune. – Les seules preuves admises contre le complice sont, outre le flagrant délit, celles résultant de lettres ou autres pièces écrites de sa main ».

Brigitte GBAGBO

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