01232017Headline:

Côte d’Ivoire: Pour l’amour de son amant: Une femme fait tuer son mari dans un champ à Guiglo

 

Un drame continue en ce moment même, de secouer Ziombly, gros campement rattaché au village de Goya 1, dans la commune de Guiglo. C’est la mort par balles, du nommé Koné Noël, planteur âgé de la cinquantaine. Une mort dans laquelle, sa propre femme est impliqué. Une affaire dans laquelle une femme aura étalé sa cruauté à l’égard d’un homme, qui lui aura pourtant tout donné.

Comment la comprendre, cette tragique histoire ? Nos sources informent en effet, qu’il y a quelques années déjà, Koné Noël est installé à Ziombly. Il y gagne honnêtement sa vie, en travaillant la terre. Et tout cela, en bonne intelligence avec les populations autochtones qui lui ont facilité son intégration. Mais plus tard, l’homme n’a plus envie de nuits solitaires et glaciales, dans son lit. Il décide donc, de prendre une femme. Et, à cet effet, en décembre 2014, il se rend dans son Katiola natal où le mariage traditionnel est scellé avec la belle et jeune Ténin Geneviève. Après quelques jours au village, le couple rentre à Ziombly. Sur place, Koné Noël fait tout ce qui est humainement possible, pour rendre heureuse sa dulcinée. Le couple est donc tranquille. Du moins, jusqu’à ce que débarque à Ziombly, le jeune Houédagnon Kwamé. Celui-ci vient d’un campement voisin, et est là pour faire des emplettes. Et c’est à cette occasion, qu’au détour d’une ruelle, le jeune homme croise sur son chemin, la belle Ténin. Il en est envoûté. Dès cet instant, Houédagnon fait une cour assidue à la jeune dame. Mais celle-ci qui se veut honnête et fidèle, repousse ses avances. Cela, en soulignant avec force, qu’elle vit avec un homme qu’elle aime, et qui le lui rend bien. Mais en dépit de tout cela, Houédagnon Kwamé ne lâche pas prise. Tous les tours qu’il effectue à Ziombly, sont des occasions pour lui, de renouveler ses prétentions amoureuses, à l’endroit de la femme au foyer. Et c’est chaque fois également, qu’il essuie des échecs cuisants. Mais dans l’après-midi du vendredi 4 septembre 2015, le vent va tourner dans sa direction. C’est que ce jour-là, Ténin se présente devant un magasin où elle voit des pagnes qui lui plaisent beaucoup. Seulement voilà, elle n’a pas les sous, pour s’en offrir, ne serait-ce qu’un. Et elle ne peut non plus, espérer du côté de son mari. Ce dernier n’a pas de fric. Mais là, comme par enchantement, voilà que débouche Houédagnon. Très vite, il est au fait de la préoccupation de la jeune femme. Et sans sourciller, il achète deux complets de pagne, qu’il offre à Ténin Geneviève. Dès cet instant, cette dernière est conquise. Et désormais, ils se retrouvent en catimini, pour des parties de jambes en l’air torrides. Du coup, Ténin la femme vertueuse, se retrouve dans la peau de la « vilaine » femme infidèle. Finalement, des indiscrétions sur ces escapades parviennent au chef du campement. Il convoque nuitamment Houédagnon et lui conseille de mettre, immédiatement, un terme à sa relation amoureuse avec Ténin. Vu qu’elle est la femme d’un homme sans histoire. Et lui le chef ne peut accepter que ce dernier soit confiné dans la posture honteuse du cocu. Mais tout cela reste lettre morte pour les deux amants qui continuent de s’adonner à leurs sauteries. Et la tête de Ténin est complètement « mélangée », comme on le dit. Son cœur ne bat plus que pour un seul homme : le beau et jeune Houédagnon qui, en plus, a dans les reins, une véritable dynamite. Cela, contrairement à son « vieux gaga » de Koné Noël. Et pis, elle refuse désormais, de partager la couchette avec son mari. Deux mois plus tard, voilà qui s’étale au grand jour, le résultat de son infidélité. Elle est enceinte et son mari s’en rend compte. Koné Noël approche sa femme et lui demande : « Tu refuses de coucher avec moi depuis déjà longtemps, alors, comment es-tu donc tombée enceinte ? ».

Femme fatale…

Une véritable colle. Pour toute réponse, Geneviève détale de la maison et va trouver son amant. A ce dernier, elle explique que tout est gâté, vu que son mari a su qu’elle est enceinte. Alors, il leur faut absolument trouver la solution. Après avoir réfléchi, ils conviennent d’une terrible issue : celle de liquider purement et simplement, le pauvre Koné Noël. A cet effet, ils font appel à Bonkoungou Joseph et lui font part de leur sinistre objectif. Ce dernier marche devant les espèces sonnantes et trébuchantes, mises à sa disposition pour le motiver. Le plan est ficelé. Ténin, la femme fatale, va attirer son mari dans un traquenard. De fait, le jeudi 5 novembre 2015, elle demande à son homme de la rejoindre plus tard dans leur petit champ de haricots, pour qu’elle lui explique tout sur sa grossesse. Le naïf paysan croit au discours. Lorsque peu de temps après, il retrouve sa femme, voilà que se dresse devant lui, Bonkoungou. Ce dernier, armé d’un fusil, le met en joue. Il n’a pas le temps de comprendre que le criminel ouvre le feu sur lui, à bout portant. Le malheureux Koné Noël est abattu. L’odieuse femme et l’homme payé pour tuer, prennent rapidement la fuite, laissant derrière eux, un cadavre baignant dans une mare de sang. Ils rejoignent Houédagnon Kwamé et lui expliquent que la mission est accomplie. Quelques instants plus tard, le corps sans vie, criblé de balles de Koné Noël, est découvert dans son champ. La nouvelle du drame parvient au campement. Le chef du village de Goya 1 est saisi. Ce dernier, accompagné d’autres villageois, va découvrir la triste réalité. Parmi eux, Ténin Geneviève qui, en bonne comédienne, pleure à chaudes larmes. Tout le monde s’apitoie sur le sort de cette jeune dame, devenue veuve, par la faute de mains criminelles. Mais qui a bien pu faire ça et pourquoi ? C’est la question sur toutes les lèvres. Le chef de la bourgade, lui, alerte téléphoniquement l’adjudant Kouamé Kouamé, le commandant de la brigade de gendarmerie de Guiglo. Ce dernier et ses éléments se rendent sur place, pour les constatations d’usage. Cela fait, ils ouvrent immédiatement une enquête. Et là, ils apprennent que le défunt, ces derniers temps, était en de très mauvais termes avec sa femme. Vraiment, plus rien n’allait dans le foyer. Alors, les gendarmes s’intéressent à Ténin Geneviève. Et sous le feu des questions, celle qui n’est pas une criminelle professionnelle, craque et « balance la sauce ». Son amant-acolyte et Bonkoungou Joseph l’exécuteur, sont arrêtés à leur tour. Sans difficulté, ils passent également aux aveux. Ainsi, l’univers carcéral leur ouvre grandement les portes. Comme quoi, on ne verse pas le sang humain impunément.

Chancelle GOUDALET (Correspondant régional)

linfodrome.com

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