12182018Headline:

Côte d’Ivoire, Société: En accord avec le Syndicat, pas de levée de corps ni de ventes de cercueils

 

Le syndicat national des pompes funèbres de Côte d’Ivoire (Synapofu-ci) a mis à exécution, le mercredi 7 mars 2018, son intention de fermer des morgues et d’empêcher toutes les levées et tous les transferts de corps.

Particulièrement à Abidjan, toutes les entreprises privées de fabrication, de vente de cercueils ont été fermées. Quant aux corbillards de particuliers, estimés à environ une centaine, tous ont été immobilisés. En tout cas, dans les environs du Chu de Yopougon, les nombreuses entreprises ont baissé pavillon.

Les parents de défunts, qui n’étaient pas informés de cet arrêt de travail du Synpofu-ci, ont été gentiment priés de repasser. C’est le cas d’une dame qui était venue solliciter les services des pompes funèbres privées, le mercredi 7 mars 2018, pour le transfert du corps de son parent, d’Abidjan à Tiassalé. Les grévistes lui ont brandi leur mot d’ordre. Une autre famille a subi le même sort.

Des morgues sont également touchées. Il s’agit de celles d’Anyama et de Kilomètre 17 (Yopougon), qui sont restées fermées au public. Aucune levée ou transfert de corps n’a été enregistrée.

Selon des sources proches des grévistes, ce mouvement d’arrêt de travail a touché également les villes de Bouaké (349 km au nord d’Abidjan) et de Gagnoa (271 km à l’ouest d’Abidjan).

De sources proches de la police, ces grévistes devraient faire monter la tension, le jeudi 8 mars 2018, en bloquant plusieurs morgues dans le district d’Abidjan.

Selon Kouamé Kra Boniface, président du Synapofu-ci, cet arrêt de travail historique, suivi à 100% à Abidjan, vise à «  s’opposer aux mesures tendant à donner le monopole de la gestion des services de pompes funèbres à une seule société privée, au détriment de 211 autres sociétés privées, avec plus de 1500 employés menacés de chômage, et plus de 5000 personnes et leurs familles exposées à la pauvreté. Ledit arrêt de travail vise également à garantir le libre choix aux Ivoiriens, d’enterrer leurs morts, à la mesure de leurs bourses », a-t-il détaillé.

SOURCE: linfodrome

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