06202018Headline:

Côte d’Ivoire, Société: Frontière Côte d’Ivoire-Guinée sous haute tension

 

Les habitants de Kaimogosso, village guinéen situé à 2 km de la Côte d’Ivoire (Mahandougou, département de Koro), n’oublieront pas de sitôt la descente musclée des bérets rouges de Beyla (en Guinée) dans leur village. Selon des témoins des événements qui se sont produits dans l’après-midi du vendredi 2 mars 2018, plusieurs dégâts matériels et des morts ont été commis par les éléments du colonel T.C, venus en expédition punitive.

À l’origine de l’affaire, se trouve une grave bastonnade d’un commerçant ivoirien dans le village Kaimogosso. Si le marché de Kaimogosso est florissant, dit-on, c’est grâce à l’intense activité commerciale entre Ivoiriens et Guinéens de cette localité. D’où l’installation d’un poste de contrôle de la gendarmerie guinéenne dans Kaimogosso. Mais les rackets de ces forces de l’ordre, surtout les jours de marché, vont créer des tensions entre elles et les villageois qui entendent jalousement garder intacte la flopée de leur marché.

Le 1er mars 2018, une bagarre éclate suite à des bisbilles, faisant casser des côtes au commerçant ivoirien. Les villageois accusent les gendarmes, et décident alors de venger le commerçant. Lors d’un affrontement donc, un gendarme guinéen, reconnu pour son fort penchant à l’alcoolisme, est tué. C’est alors qu’un détachement des bérets rouges de Beyla est dépêché à Kaimogosso (département de Gbêssoba) le 2 mars, jour de marché. La correction, nous rapportent nos informateurs, laissera la désolation à Kaimogosso. Au final, l’on signale quatre morts parmi les villageois, plusieurs tonnes d’anacarde, des cases et autres biens incendiés par les bidasses.

De nombreux citoyens guinéens vont trouver refuge dans les villages ivoiriens, dans la Sous-préfecture de Mahandougou, en attendant que la tension soit normalisée.

SOURCE: linfodrome

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