06182018Headline:

Côte d’Ivoire, Société: les Honorables Pascal Affi N’Guessan et Gilbert Amalaman médiateur à la cheferie de Bongouanou

 

La chefferie traditionnelle, dans le département de Bongouanou, connait une crise depuis quelque temps. Pour faire face à cette situation, les Honorables Pascal Affi N’Guessan et Gilbert Amalaman, respectivement députés des sous-préfectures et communes de Bongouanou, ont organisé un séminaire de réflexion, les vendredi 9 et samedi 10 mars, au foyer de Bongouanou, sur « La chefferie traditionnelle et la gouvernance locale : le cas des villages du Moronou ».

« Dans certains villages, des conflits existent. A Bongouanou, dans la tribu Essandanin, les villages de Broukro, Akakro, Koyokro, Brou-Akpaoussou, N’Guessankro…., connaissent un problème de chefferie. Face à ces conflits qui perturbent, qui handicapent le développement des villages, en tant qu’élu, nous ne pouvons pas regarder cette situation sans prendre d’initiatives. Parce que, s’il n’y a pas de paix et de cohésion dans les villages, il ne peut pas y avoir de développement. Si le chef est mis en difficulté, le village serait comme abandonné et cela causerait préjudice à toute la population (Des jeunes jusqu’aux vieux en passant par les femmes) », a fait savoir le député Pascal Affi N’Guessan, lors de la cérémonie d’ouverture. Avant de continuer : « Au plan national, cette situation porte gravement atteinte à la moralité, à la crédibilité et à la responsabilité des populations du Moronou ». Parce que, explique le président du Fpi, « une communauté qui est en permanence en conflit et qui démet des chefs en longueur de journée, ne peut pas être respectée, sera considérée comme une communauté qui n’a pas de sens pour les autorités, qui n’a pas le sens de l’organisation et de l’ordre. Une telle communauté ne peut pas jouir du respect qui lui est dû ». C’est pour cela que les Honorables Affi et Amalaman ont estimé qu’il était nécessaire d’inviter tous les acteurs pour qu’ils s’asseyent afin de trouver une solution à cette situation, à travers ce séminaire.

Cinq (5) sous-thèmes ont fait l’objet de communications durant les deux jours des travaux. Au terme de ces exposés, quatre (4) préoccupations supposées être les causes de ces conflits ont été dégagées : la procédure coutumière de désignation et de révocation des chefs, le cadre juridique et institutionnel de la gouvernance locale, le problème financier et matériel, l’exercice de la tutelle administrative.

Les débats ont été francs, directs avec tous les acteurs (les chefs, les président de jeunesse, les présidentes des femmes). Le nombre d’intervenants a montré l’intérêt qu’a suscité le thème de ce séminaire. L’Inspecteur général d’Etat, Ahoua N’Doli a réhaussé de sa présence ce séminaire. Il a remercié les initiateurs que sont les Honorables Pascal Affi N’Guessan et Gilbert Amalaman et les a exhortés à aider le Moronou à sortir de cette situation. « Aidez-nous à régler ce problème », a-t-il dit. L’Inspecteur général d’Etat a par ailleurs demandé aux jeunes de se mettre à la disposition des chefs et a souhaité qu’au terme de ce séminaire, il puisse avoir la cohésion et l’unité dans le moronou.

Autre présence remarquée, celle du corps préfectoral. Le préfet de Région, les deux secrétaires généraux de préfecture, les Sous-préfets de Bongouanou, Andé, Assiè-Koumassi et N’Guessankro. Mme Akassou Bernadette, Préfet Région, a expliqué que l’autorité administrative a pour principale fonction la gestion, l’administration du territoire. « Or, le village est la circonscription administrative de base du territoire national et que le village est administré par un chef de village assisté d’une notabilité, la chefferie traditionnelle devient de facto la matière première de travail de l’autorité préfectorale. Tout part du village pour remonter à la sous-préfecture, au département et à la Région. D’où l’importance de la chefferie traditionnelle dans l’organisation administrative de notre pays », a-t-elle fait remarquer. Malheureusement, poursuit-elle, « cette chefferie dans notre département est en crise. C’est pourquoi nous voudrions souhaiter que ce séminaire constitue un déclin et permette aux chefs, mais également aux cadres, aux femmes et aux jeunes, une prise de conscience réelle de la force de la chefferie traditionnelle, afin de sauvegarder les valeurs ancestrales et participer au développement de la Côte d’Ivoire ».

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