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Côte d’Ivoire /SOS!!Yopougon–Camp militaire : Les « Microbes » tuent une commerçante et un jeune homme. l’Etat interpellé

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Yopougon–Camp militaire : Les « Microbes » endeuillent des quartiers, l’Etat interpellé

L’atmosphère n’est pas du tout agréable du côté de Yopougon-Camp militaire et Sapeur pompier. La désolation est toujours à son comble après la tuerie orchestrée par des bandes d’adolescents communément appelées ‘’Microbes’’. Ces jeunes criminels qui ne cessent de défier les autorités ivoiriennes ont sauvagement assassiné, dans la nuit du jeudi dernier, une commerçante et un jeune homme. Les populations exténuées par cette barbarie sont sur le pied de guerre.

Les habitants des quartiers Camp militaire et Sapeur pompier de Yopougon sont toujours sous le choc. Les tueries qui se sont déroulées en ces lieux hantent désormais tous les esprits.

Des meurtres d’une barbarie sans précédent

Selon les témoignages recueillis sur les lieux du drame, il était environ 22 h30, ce jeudi 21 avril 2016, lorsqu’un groupe de jeunes dont l’âge varie entre 15 et 18 ans, armé de machettes, couteaux et gourdins s’est signalé dans le quartier.

Faisant un vacarme monstre avec leurs armes blanches qu’ils laissaient trainer sur le bitume à cette heure tardive. Une façon pour eux, d’informer les noctambules errant encore dans les rues qu’un danger imminent planait sur la cité. Une situation qui n’a pas manqué de déclencher une débandade générale.

Déboulant du côté du ‘’Carrefour Nankoko’’, telles une meute de loups affamés, les « microbes » vont jeter leur dévolu sur tout ce qui bougent. S’attaquant aux passants et aux commerces.

Si dans ce sauve-qui-peut, d’autres ont pu échapper à la furie des criminels en prenant leurs jambes à leur cou, ce n’est pas le cas de certaines personnes comme Yao Amoin Angèle, 37 ans, vendeuse de poissons braisés et de salades habituellement, installée devant le maquis ‘’Au bruit du silence’’.

Surprise par les jeunes tueurs alors qu’elle était occupée à servir ses clients, Angèle qui aux dires de certains riverains entretenaient de bonnes relations avec tout le monde n’a pas d’autres choix que de se refugier dans le maquis qui s’est vidé de sa clientèle à la moindre alerte.

Cachée derrière un grand réfrigérateur, la pauvre vendeuse sera dénichée par les visiteurs indésirables qui vont la dépouiller de toute sa recette. Les supplications de la victime ne réussissent pas à attendrir les « microbes » qui vont lui asséner de violents coups de machettes et de poignards au dos et à l’abdomen. Avant de l’abandonner, agonisante dans une grande marre de sang.

Avant cette randonnée meurtrière, les bandits avait assiégé le secteur du ‘’Sapeur pompier’’. Dans cet endroit, leur chemin avait croisé celui d’un jeune homme d’une vingtaine d’année, qui selon les sources se nommerait Doumbia ou Bouba. L’infortuné jeune travailleur de la zone industrielle de Yopougon qui après un détour dans un kiosque à café, regagnait son domicile a été mortellement tailladé à la machette.

Tout comme la vendeuse Yao Amoin Angèle, mère d’un adolescent de 15 ans, élève en classe de 3è dans un établissement secondaire, il a rendu l’âme dans la même soirée lors de son transfèrement dans un centre de santé.

Des sources proches des riverains, certains des meurtriers seraient venus du ‘’ Terminus de Gbaka’’, un secteur situés dans les confins du quartier ‘’Camp militaire’’. D’autres seraient issus de ‘’Mossikro’’, un bidonville de la commune d’Attécoubé. Ils opéreraient avec des éclaireurs, chargés de repérer les lieux de crimes.

Le ras-le-bol des habitants

L’onde de choc provoquée par ces crimes crapuleux a suscité un sentiment de révolte au sein des populations.

«Depuis longtemps, l’insécurité règne à Yopougon. Les microbes ne font que troubler la quiétude de la population. Pas plus tard que le 18 avril dernier, ils ont tué un jeune de notre commune. Les jours passent et les mêmes actions se répètent », s’est indigné Maruis N’dri, un gérant de débit de boissons. Avant d’ajouter : « nous interpellons les pouvoirs publics afin qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires contres ces bandits de grands chemins comme c’est le cas dans certains quartiers d’Abidjan ».

Mais, en attendant que l’Etat sorte de sa léthargie, les habitants desdits quartiers, exténués par la recrudescence des « microbes » se sont organisés en groupes d’autodéfense.

Il est donc impérieux pour les autorités ivoiriennes de remettre à l’ordre du jour, l’opération ‘‘Brise apaisante’’ incluant les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), la Gendarmerie nationale et la Police nationale.

Elle consistait à accentuer la traque contre les ‘‘microbes’’ et les bandits de grand chemin. Cette large offensive qui a mobilisé plus de 1800 éléments, avait permis le démantèlement de nombreux fumoirs, la saisie de quantités importantes de drogues, d’armes, de munitions et l’arrestation d’un grand nombre de bandits dans plusieurs localités du pays.

Une telle opération, c’est le cas de le dire, avait apaisé momentanément le cœur des populations. La Police doit de plus en plus se rapprocher de la population, à travers une présence plus remarquable dans les rues et artères de la ville.

Pour ce faire, il faut augmenter le nombre de policiers-patrouilleurs. Les patrouilles pédestres et automobiles doivent être multipliées. Les populations doit voir davantage des policiers dans les rues. Toutefois, certains doivent être en civil afin d’avoir plus de chances de prendre les gangsters en flagrant délit.

Carlverth Kouakou/Abj911

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