07212018Headline:

Côte d’Ivoire: Un garde pénitentiaire, son collègue et un gendarme détenus, mis aux arrêts à Dimbokro

Koné Figuiri Drissa, dit ”Seringue”, agent d’encadrement pénitentiaire, à la prison civile de Dimbokro, Koné Moustapha dit ”Ecomog”, agent d’encadrement pénitentiaire, en détention à la prison de Dimbokro, Boni Marius dit Junior, ex-gendarme, détenu à la prison de Dimbokro et Dogoni Badini dit ”Chinois”, récidiviste en détention.

C’est ce commando qui a décidé de s’illustrer négativement, à la maison d’arrêt et de correction de la ville de Dimbokro, par des pratiques illicites, portant sur le trafic de drogue. Quand bien même détenus et en complicité avec un des leurs en fonction, les gardes pénitentiaires notamment, avaient mis leur cartel en place, au bagne. Selon l’adage, repris par le procureur de la République qui dit : « Toujours pour le voleur, un jour pour le propriétaire », la bande est démasquée et épinglée. C’était le vendredi 15 juin 2018.

Voici donc les faits. Ce vendredi-là, en effet, Koné Figuiri dit ”Seringue” est de faction au mirador de la prison. Depuis sa position là-haut, il laisse tomber un colis, destiné au détenu Koné Moustapha. Mais le deal n’échappe pas à un détenu qui, après avoir tout suivi, alerte un autre garde. Ainsi, le colis contenant des paquets de cigarettes prohibées est intercepté.

Le régisseur, informé, diligente plus tard une fouille générale des cellules. C’est alors que le trio, Koné Moustapha, Dogoni et Boni Marius, est démasqué. Ne s’attendant pas du tout à un contrôle inopiné, ils sont surpris dans leur cellule, en train de fumer du cannabis. Une bonne quantité enfouie dans de petits sachets est découverte sur eux, lors des fouilles corporelles.

A la barre du tribunal où ils sont plus tard présentés, les mis en cause reconnaissent sans difficulté, les charges qui pèsent sur eux. Dans ses observations, le procureur laisse entendre que ce trafic de drogue est une véritable gangrène, au sein de cette prison. Et que des mesures fortes doivent être prises, pour dissuader ces agents de l’État, qui s’adonnent à de telles activités illicites.

Reconnus donc coupables de détention et de consommation de cannabis, Koné Moustapha, Boni Marius et Dogoni Badini sont condamnés à 24 mois de prison ferme chacun. Quant à Koné Figuiri, il prend trois ( 3) mois de prison ferme, pour violation des réglementations carcérales. Il peut vraiment s’estimer heureux.

 

linfodrome.com

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