10232017Headline:

Côte d’Ivoire: Un militaire pro-Gbagbo interné dans un asile de fou

Il est militaire et a été admis à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. C’est du moins ce que prétend le Secrétariat national (Sn) du Front populaire ivoirien (Fpi- pro-Sangaré), chargé de la Politique pénitentiaire et des prisonniers politiques.

Dirigé par Michel Gbagbo, ce Secrétariat a dressé le bilan de trois mois d’activités débutées le 29 juin 2017. A la résidence de Laurent Gbagbo à la Riviera Golf, où ils ont animé un point-presse, les membres de cette instance du Fpi, faction Abou Drahamane Sangaré, ont révélé que 198 pro-Gbagbo sont encore retenus dans les liens de la détention, dont un militaire qui a été admis à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. 4 de ses frères d’armes, que le Fpi-camp Sangaré compte au nombre de ses militants ou sympathisants, sont, selon l’équipe de Michel Gbagbo, détenus à la prison militaire (Mama).

D’autres civils et militaires sont disséminés à travers des prions de l’intérieur du pays: Katiola, Bouna, Dimbokro, Abengourou, Boundiali, Man, Toumodi, camp pénal de Bouaké. 7 civils sont emprisonnés au Liberia. Le gros du contingent est enfermé à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), soit 15 personnes, civils et militaires confondus. Pour soulager ces prisonniers, les pro-Sangaré ont collecté 6 millions de F Cfa, qui ont été consacrés à leur faire des dons, aussi bien en nature qu’en espèces.

A la suite de Dr Damien Guy Tehé, qui a exposé ces résultats de trois mois d’activités, le vice-président du Fpi-Sangaré, chargé de la justice, de la liberté et des droits de l’homme, Seri Gouagnon, a salué le travail abattu tout en s’appesantissant sur le cas du prisonnier Laurent Gbagbo. Il s’est dit convaincu que celui-ci va recouvrer la liberté au terme du procès qui s’est ouvert contre lui à La Haye, depuis le 28 janvier 2016. « Je pourrais dire avec certitude que Gbagbo reviendra, parce que juridiquement, rien n’empêche qu’il revienne », a-t-il avancé.

Et le juriste d’ajouter : « Les arguments juridiques manquent pour maintenir Laurent Gbagbo en prison (…). L’observation objective nous amène à penser que Laurent Gbagbo, tout au moins, obtiendra la liberté provisoire »Toutefois, a-t-il poursuivi, le verdict du procès ne sera pas connu avant mi-2018 ou le premier trimestre 2019.

Assane NIADA

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