07272017Headline:

Côte d’Ivoire – Une fillette de 13 ans violée à la résidence de Mme le sous-préfet à Katiola

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Katiola: Une fillette de 13 ans violée au domicile d’un sous-préfet

Les parents de la victime demandent pardon

Kouamé Dogo, anciennement gardien de nuit à la résidence de Mme le sous-préfet de Satama-Sokoura (région du Hambol), croupit à la prison civile de Katiola (403 km au nord d’Abidjan) depuis le mois d’octobre 2015.

Son délit, c’est d’avoir violé nuitamment Maïssata F., mineur âgée de 13 ans, au domicile de leur patron, Mme le sous-préfet. Le jour des faits, en début du mois d’octobre, l’administratrice civile est absente. Cette nuit là, d’autres employés et des témoins ont suivi Maïssata, fille de ménage et Kouamé Dogo dans tous leurs faits et gestes. C’est pourquoi, ils saisissent les éléments de la gendarmerie.

Kouamé Dogo est interpellé puis transféré quelques jours après, à la prison de Katiola. Les parents de la victime informés de ce scandale, cherchent à comprendre. « Nous nous sommes renseignés. Et après un entretien avec notre fille, nous concluons que ce n’est pas un viol. Nous avons l’impression que le vigile et Maïssata sont des amants. C’est parce que cela s’est passé au domicile de Mme le sous-préfet. Nous demandons pardon, afin que Kouamé Dogo soit libéré, et nous allons régler traditionnellement. Nous demandons également pardon à Mme le sous-préfet. Il y a une alliance interethnique entre nos deux peuples, à savoir nous les Djamala et les abron. Pourquoi, forcément vouloir créer des problèmes là où il n’y en a pas. Nous avons l’impression qu’il y a quelqu’un qui a la main derrière cette affaire. Nous n’avons jamais voulu que cette affaire aille à la gendarmerie. C’est pourquoi, nous avons saisi les chefs du village et de canton de Satama-Sokoura », s’est longuement expliqué, le samedi 2 avril 2016, M. Fofana dit gouverneur, l’un des membres de la famille de Maïssata, lorsque nous l’avons interrogé par téléphone.

Quant à Mme le sous-préfet, elle a indiqué avoir été mise devant le fait accompli. « Je n’étais pas là. J’ai appris comme vous, donc, je ne peux ni me prononcer ni faire une déclaration. Rapprochez-vous des parents », nous a-t-elle répondu, le même samedi.

Aux dernières nouvelles, Maïssata se serait réfugiée à Abidjan, et ne serait pas opposée à la démarche de ses parents. C’est ce qui expliquerait la rencontre qui a eu lieu le vendredi 1er avril 2016 avec Mme le sous-préfet. Les parents qui n’ont pas eu gain de cause, continuent de plaider pour la relaxe de Kouamé Dogo, toujours incarcéré à la prison de Katiola.

M’BRA Konan

Soir Info

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