07282017Headline:

Côte d’Ivoire/Après les attaques terroristes de Bassam: Deux grands suspects pris dans un hôtel à Adjamé

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Après les attaques terroristes de Grand-Bassam: Deux suspects pris dans un hôtel à Adjamé

Une arrestation au Plateau à l’aube

Les autorités ivoiriennes sont-elles en train de gagner leur pari de neutraliser les islamistes qui ont semé l’horreur, le dimanche 13 mars 2016, sur les plages de Grand-Bassam, et leurs réseaux dormants en Côte d’Ivoire ?

A la lumière de l’évolution de l’enquête et les résultats présentés publiquement, mardi 22 mars 2016, par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko et le procureur de la République, Adou Richard, en charge des investigations, une certitude se dégage de plus en plus. Il reste, néanmoins, que les enquêteurs ont toujours dans leur viseur, Kounta Dallah, dont ils n’excluent pas qu’il soit l’inspirateur, voire le cerveau des attaques de Grand-Bassam. Ces attaques, faut-il le rappeler, ont fait 52 victimes, soit 19 morts et 33 blessés. Même si, pour l’heure, le suspect-clé (Kounta Dallah) court toujours, l’enquête s’est accélérée, notamment du côté des ramifications des jihadistes en Côte d’Ivoire. De fait, la vaste traque policière lancée à travers tout le pays, a déjà permis de mettre sous éteignoir, au moins 15 personnes qui auraient un lien quelconque avec les événements meurtriers de Grand-Bassam. Dans cette dynamique, un assaut policier lancé discrètement sur un grand hôtel fréquenté, au quartier Saint-Michel d’Adjamé, a permis, le samedi 19 mars 2016, l’arrestation de deux suspects, venus d’un pays frontalier au nord de la Côte d’Ivoire. Ils ont été arrêtés suite à un coup de fil anonyme. Cet hôtel, théâtre de cette double arrestation, est bien connu dans la commune du maire Youssouf Sylla. L’opération, menée précautionneusement, et qui aurait duré moins d’une quinzaine de minutes, s’est soldée par la saisie, dans la chambre de ces deux hommes, d’une importante somme d’argent dont des coupures en devises étrangères. L’un des individus arrêtés ne parle que l’arabe. Son compagnon, lui, s’exprime dans un français rudimentaire. Sont-ce des financiers des mouvements de ces « fous d’Allah », recruteurs de potentiels kamikazes en Côte d’Ivoire ou alors s’agit-il de simples hommes d’affaires venus investir en Côte d’Ivoire ? L’enquête ouverte par les limiers de la Brigade anti-terroriste, permettra de leur tirer les vers du nez.

Dans la foulée, un autre homme aussi louche que les deux premiers, repéré par deux fois, par une patrouille nocturne de la police « dans des zones de haute sécurité », au Plateau, le quartier des affaires, a été également arrêté à l’aube du mardi 20 mars 2016. Selon nos sources, c’est une « patrouille de la Brigade anti-terroriste » qui a interpellé cet individu aux allures qui prêtent manifestement au soupçon… Le type en question a été, une première fois, aperçu vers 2 h du matin, dans une rue déserte du Plateau. Puis, une deuxième fois, vers 5 h du matin en un autre lieu. Il continuait d’errer à travers le Plateau dans des endroits dits « stratégiques »…Ce qui ne manque pas de soulever le réflexe de vigilance des policiers. D’où son interpellation. Il ressort de nos investigations que cet homme, K.L, s’est présenté comme un Ivoirien d’une soixantaine d’années, et éducateur de formation. Vrai ou faux ? En outre, pendant son interrogatoire, l’homme s’est montré opaque, voire confus dans ses réponses aux questions qui lui ont été posées. Il a donné des réponses tortueuses aux policiers, sur les attaques de Grand-Bassam et sa présence suspecte dans les rues du Plateau… C’est pourquoi, l’individu a été gardé à vue pour les besoins de l’enquête. Il faut dire que depuis les attaques terroristes de Grand-Bassam, les risques pour la sécurité en Côte d’Ivoire demeurent toujours persistants. La situation créée par ces attaques odieuses du dimanche 13 mars 2016 et les investigations menées depuis, ont poussé le gouvernement à renforcer les conditions de sécurité, tant à l’intérieur du pays, aux frontières que devant des édifices stratégiques.

Armand B. DEPEYLA

linfodrome.com,

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