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Drame: L’incendie meurtrier qui, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 novembre 2018, a quasiment décimé toute une famille, à Yopougon Toits-Rouges.

L’incendie meurtrier qui, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 novembre 2018, a quasiment décimé toute une famille, à Yopougon Toits-Rouges, précisément celle de veuve Togbouhédou Mireille, alimente encore les conversations. Et les riverains, encore sous le choc, en parlent par petits groupes, dans le quartier. C’est le constat que nous avons fait, lorsque notre équipe de reportage s’y est rendue, le 23 novembre. Nous étions aux alentours de 11h.

Dans la foulée, on apprend qu’un garçonnet, dont le domicile familial est voisin à la demeure cramée, est conduit à l’hôpital après avoir fait un malaise. Le pauvre n’a pu supporter l’odeur du brûlé, la fumée, les pleurs, les cris de détresse, la chaleur…

Pendant ce temps, nous remarquons que l’espace aménagé pour recevoir les visiteurs, venus apporter leur compassion, ne désemplissait pas. C’est donc dehors, sous des arbres, que se tiennent toutes ces personnes, affichant des mines de détresse.

Personne ne pouvant accéder au domicile réduit en cendres. Pour les besoins de l’enquête devant établir les circonstances de cette tragédie, ce qu’il reste de la demeure, est sous scellé et surveillé par des agents des forces de l’ordre, tenant le monde à distance. Ce, sous le contrôle des chefs de service, des commissariats de police du 16ème et 19ème arrondissement. D’ailleurs, des éléments de la police scientifique, dont l’apport est important pour booster une telle enquête, sont à la tâche sur place.

En notre présence, quelques membres de la famille éplorée, dont la peine est partagée, reçoivent des condoléances, d’anonymes mais aussi de personnalités de la commune. On pourrait citer, entre autres, la délégation du maire de la commune de Yopougon, venue apporter assistance à la famille en détresse. Famille représentée par Franck Paterne Togbohédou, le fils de la veuve. Lui a échappé à l’incendie, parce que vivant depuis chez son oncle Togbohédou Herman dit « Mano Mano » qui, du reste, est en sa compagnie. L’oncle et le neveu ont du mal à contenir leur douleur.

Dame Vronan Lou Félicité épouse Youné Bi, veuve qui fait partie des victimes, est également présente sur les lieux, avant notre arrivée. C’est elle la propriétaire de la maison qui a brûlé avec ses occupants. Un bien, on l’a dit dans notre précédente parution, que lui a légué son défunt mari, un agent de police. C’est dans cette ambiance de grosse tristesse, de lamentations mal contenues, que nous quittons les lieux, pour rejoindre notre rédaction, en Zone 4, dans la commune de Marcory.

La liste complète des victimes de cette atrocité

1- Togbohédou Carole, Ivoirienne, 26 ans, étudiante

2- Togbohédou Dieudonné, Ivoirien, 16 ans, élève

3- Odjouoriby Adeline, Béninoise, 24 ans, commerçante

4- Odjouoriby Mathurin, Béninois, 23 ans, coiffeur

5- Obouoriby Sandra, Ivoirienne, 17 ans, élève

6- Viha Maxim, Béninois, 32 ans, plombier

7- Atinkpédjou Etienne, Béninois, 14 ans, écolier

8- Dansou Carmelle, Béninoise, 8 ans, écolière

Curieuses similitudes entre des sinistres

Ce drame rappelle curieusement bien d’autres. Vraiment bizarres, toutes ces similitudes entre ces incendies enregistrés en l’espace de quelques mois seulement et qui déciment des familles entières. Parlant de similitudes, intéressons-nous tout simplement à des détails près, aux chiffres représentant les dates pendant lesquelles ces sinistres sont enregistrés, pour se convaincre de leur caractère curieux. Voire bizarre. Voyons.

En effet, le tristement mémorable sinistre de Grand-Bassam s’est produit dans la nuit du 24 au 25 juillet 2018. Un incendie qui emporte quasiment tous les membres d’une même famille. Celle de veuve Anomel, qui a péri elle-même, avec son fils, ses six petits-enfants et la nounou de certains d’entre les mômes, gosses d’un officier de police.

A Divo, un autre incendie embrase, dans la nuit du 21 au 22 août 2018, le domicile d’un professeur de lycée. Ici, on enregistre huit ( 8) pertes en vies humaines dont celles de l’enseignant et ses enfants.

Deux mois après, c’est à Bouaké qu’un autre terrible incendie se déclare. Précisément dans la nuit du 21 au 22 octobre 2018. Et cet incendie qui a ravagé le domicile du commerçant Koné Amidou, a occasionné la mort de l’une de ses femmes et six (6) de ses enfants. Au total donc, sept personnes tuées.

Et voilà qu’à peine un mois seulement après, les mêmes chiffres, au niveau de la date, s’invitent au rendez-vous d’une autre terrible tragédie. Cette fois, au quartier Toits- rouges à Yopougon, où dans la nuit du 21 au 22 novembre 2018, un autre incendie dévaste un domicile. Incendie qui choque, en ce moment, tout Abidjan. Alors que la mère de famille, dame Odjouériby Mireille épouse Togbohédou, une veuve, participe à des obsèques à Koumassi, ses enfants et autres protégés, au nombre de huit, périssent tous dans l’incendie de leur maison.

Quelles similitudes dans tous ces incendies ! Tant dans les dates que dans leur allure de tragédie. Qu’est-ce que le sort a à voir avec ces dates et le nombre prolifique des victimes ? C’est la question que l’on se pose et qui inspire inquiétude. Vraiment !

Madeleine TANOU

 

abidjan.net

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