08202017Headline:

En pleine circulation, un conducteur pique une crise au bord sa voiture et meurt

voiture stationnée

Le décès d’Adewalé Bola Tajudeen est à inscrire au registre des morts subites. Elle est intervenue en l’espace de quelques minutes, en pleine circulation.

A bord sa Nissan Sunny immatriculée 2062EF 01, Adewalé Bola Tajudeen roule dans le sens Koumassi-Bassam. Il arrive au niveau du rond point de la statue Akwaba de Port-Bouet. Tout d’un coup, il marque un arrêt, met pied à terre. Il est pris d’un malaise. Les minutes qui suivent, il rend l’âme. Ainsi le patron d’Adet Froid a trouvé la mort, devant ses deux parents qui étaient avec lui dans le véhicule. Au commissariat du 5e arrondissement, un des passagers encore sous le choc a expliqué qu’ils se rendaient sur un chantier du défunt, quand il a commencé à faire une crise. « Il donnait des coups d’accélérateur de façon anormale », a-t-il affirmé.

A en croire ce dernier, Adewalé Bola Tajudeen a été victime d’un Avc (Accident vasculaire cérébral). « C’est la deuxième que cela lui arrive. Malheureusement, il est mort. La première fois, c’était il y a quelques années, il s’en est sorti. On a beaucoup dépensé », ont-ils précisé. Le témoin a raconté qu’il a tenu Adewalé Bola Tajudeen dans ses bras pendant une trentaine de minutes, avant qu’il ne cesse de respirer, juste avant l’arrivée des agents du service médical. « Quand ils sont venus, ils ont demandé à tout le monde de reculer. Ça m’a donné espoir. Ensuite, ils ont appelé la police scientifique », a-t-il relaté.

L’arrivée des policiers a suscité une peur chez les riverains et les passants, à en croire notre informateur. « Monsieur, il y a un homme qui est mort dans la circulation, à Port-Bouët. On dirait qu’il s’agit d’un cas d’Ebola parce que les gens sont vêtus dans des combinaisons comme on le voit à la télévision », nous a-t-il dit au téléphone. A notre passage sur les lieux, le corps avait déjà été enlevé et transféré à la morgue de l’hôpital général de la commune. Une vendeuse aux abords de la route est allée dans le même sens que notre interlocuteur. « Le monsieur était encore vivant quand les médecins sont arrivés. Au lieu de l’amener à l’hôpital, ils ont appelé la police scientifique parce qu’ils pensaient que le monsieur avait Ebola », a-t-elle déploré.

César DJEDJE MEL

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment