08202017Headline:

Enlèvement d’enfants-Gagnoa: Des individus pris avec un crâne humain

crane humain

Les faits se déroulent à Bélam, un village de la sous- préfecture de Guibéroua.

Houndrebanou Alain dit Petit marteau, un ressortissant béninois âgé de 33 ans et résidant à Zialégréwa, un autre village de la sous- préfecture de Guibéroua, propose de confectionner un puissant fétiche à Abikou Basile son compatriote âgé de 37 ans et résidant à Bélam. Houndrebanou demande à Abikou Basile de lui fournir un crâne humain pour confectionner ce fétiche grâce auquel il serait désormais autoritaire en tout lieu et en toute circonstance. Abikou accepte la proposition.

Malheureusement il ne sait où trouver un crâne humain. Son jeune frère Abicou Germain, 35 ans, qui a suivi la conversation en même temps qu’un autre compatriote, Guessé Cédric, résidant à Ziriwa, propose à son grand frère de trouver le crâne en question. Ils se rendent donc nuitamment au cimetière de Belan pour y creuser une tombe et en sortir le crane d’un corps enterré il y a quelques années. De retour du cimetière, ils prennent soin d’enterrer le précieux crane à l’arrière de la maison d’Abikou Basile, pour éviter tout soupçon.

Une fois de retour à Zialégréwa, Houndrebanou Alain dit Petit marteau devrait s’en servir pour fabriquer un fétiche pour rendre puissant son compatriote Abikou Basile en reconnaissance à son hospitalité à eux accordée à Bélan. A la fin de leur séjour, Petit marteau décide de raccompagner son collègue et frère Cédric à Ziriwa, dans l’espoir de récupérer son colis à son retour, pour se rendre à Zialégréwa où le fétiche en question devrait être confectionné. Malheureusement pour le groupe de féticheurs, le véhicule transportant Petit marteau sur le chemin du retour emprunte une autre voie. Petit marteau n’eut donc pas le temps de récupérer son colis à Bélam, car entre temps la police de Guibéroua saisi de l’affaire par une information anonyme, engage une enquête.

Les hommes du commissaire Ouattara réussissent à mettre la main sur Abikou Basile qui, harcelé, permet de remonter la chaîne pour saisir ses trois autres complices le jeudi 22 janvier 2015. Abikou Basile a été déféré au parquet de Gagnoa. Quant à ses trois autres complices, ils séjournaient encore au violon du commissariat de Guibéroua lorsque nous quittions les lieux.

Claude Koudou (correspondant régional)

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