10202017Headline:

Graves incendies dans des communes d’Abidjan : Une fillette brûlée vive et une trentaine d’habitations dévastées

Le seul jour du jeudi 3 août 2017 a été marqué par des incendies graves, à travers certaines communes du District d’Abidjan. Et au bout, une terrible désolation, avec d’importants dégâts matériels, mais surtout un mort.

Sur cette journée de feu, nos sources rapportent qu’elle commence aux alentours de 8h, à « Angré Star 5 », dans la commune de Cocody. C’est précisément dans un lieu où les habitations, ici, ne sont qu’en baraques. Le feu qui se déclare dans ce patelin, affiche très vite ses intentions de dévaster tout sur son passage. De gigantesques flammes qui, faisant fuir les habitants du secteur, se mettent à tout souffler sur leur passage. Les quelques moyens du bord, utilisés par les victimes pour espérer venir à bout de ce feu, démontrent très vite leur inefficacité. Alors, l’on a la sagesse de faire appel aux professionnels de la chose, à savoir, les sapeurs-pompiers militaires.

Ces soldats du feu qui arrivent sur place, déploient leur armada qui parvient un peu plus d’une heure plus tard, à bout de l’incendie. Mais celui-ci avait déjà pu dévaster neuf (9) habitations, avec à l’intérieur, tous les biens des victimes qui ont tout perdu. Sauf, fort heureusement, le plus précieux des « biens » : la vie. Sur les causes de cet incendie, personne sur place ne les avance. A part que tout simplement, le feu est parti de l’une des piaules, pour se propager aux autres. La police, également présente sur les lieux, a procédé au constat d’usage, et ouvert une enquête, en vue de savoir l’origine de ce feu.

Les choses en sont là, quand, aux alentours de 17h, un autre incendie se déclare. Cette fois, à Niangon-sud à gauche, dans la commune de Yopougon. A la cité dénommée « Laurier 2 », c’est au domicile d’un enseignant répondant aux initiales S.K., qu’un incendie s’attaque. Alors que le feu déploie sa machine infernale, il faut encore là, fort heureusement, l’intervention des sapeurs-pompiers militaires. Ce sont eux qui évitent aux flammes, de dévaster entièrement la maison de quatre pièces. Et comme dans le précédent cas, on ne déplore par de perte en vie humaine. Mais les dégâts matériels, par contre, sont d’une importance notable. Sur les causes de ce brasier, les policiers venus procéder au constat d’usage en vue de l’ouverture d’une enquête, apprennent que c’est un court-circuit qui est à la base.

L’enseignant, lui, est peut être heureux que le Seigneur a épargné sa vie et celle des siens. Par ailleurs autre incendie est évoqué au quartier « Awa Jean-Paul 2 », dans la commune d’Attécoubé. En ces lieux, c’est un bon paquet d’habitations, essentiellement des baraques, qui sont décimées par les flammes. On déplore au total 11 habitations parties en fumée. Avec elles, tous les biens qu’elles contenaient. Et cela, pour le grand malheur des propriétaires qui n’ont rien pu sauver en dehors de leur peau. Sur les raisons de cet incendie, personne n’en sait mot. Du moins, pour l’heure.

L’enquête policière est toutefois à pied d’œuvre, pour justement situer l’opinion. Le clou des incendies de ce jeudi de « feu », est intervenu aux alentours de 23h, dans le quartier précaire et ghettoïsé, de « Colombie ». C’est un sous-quartier des « 2 Plateaux », dans la commune de Cocody. Et c’est dans ce quartier que, malheureusement, la tristesse est beaucoup plus vive. De fait, en plus d’avoir « balayé » de nombreuses habitations de ce vaste bidonville, le feu, hélas, a fait un mort, en la personne d’une fillette d’un an et demi, brûlée vive. Les flammes étaient si gigantesques et intenables, que ses pauvres parents se sont trouvés impuissants, pour la sauver, au risque de brûler vifs eux-mêmes. Les infortunés géniteurs n’avaient donc plus que leurs larmes pour les soulager, devant ce triste et affligeant spectacle de ces énormes flammes dont leur fillette est prisonnière.

Quand les sapeurs-pompiers arrivent à bout de cet incendie, aux alentours de 1h du matin, il ne restait que des ruines de plusieurs maisons, au milieu desquelles, le corps calciné de la pauvre gosse. Un corps enlevé par les services des pompes funèbres, qui vont le conserver à la morgue. Pour les causes de cet incendie aux terribles conséquences, il faut attendre les conclusions de l’enquête des agents de police, venus effectuer le constat d’usage.

Madeleine TANOU

linfodrome

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