12082016Headline:

Guibéroua- Il abat son meilleur ami et se suicide a cause de femme

 

 

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Une affaire de femme, ayant causé la mort de deux personnes, continue d’alimenter les conversations à Bagasséwa, village de la sous-préfecture de Dignago, à Guibéroua.

L’affaire suscite toujours des commentaires, vu que les deux morts étaient des amis inséparables. En effet, nos sources informent que le Burkinabé Tapsoba Florent est gérant de kiosque à café, quand son pot, Yssoufou Assoumané, un Nigérien, exerce l’activité de boucher. Après le job, ils sont tout le temps ensemble. C’est dans cette ambiance de convivialité entre les deux hommes, que Tapsoba Florent, très entreprenant, réussit à convaincre une jeune autochtone, à qui on va attribuer les initiales M.B, d’être sa partenaire dans son aventure amoureuse. Et depuis déjà quelques années, leur idylle fondée sur un concubinage, roule au super.

Mais les choses vont se détériorer, quand M.B décide de mener son activité de vente d’oranges, à proximité de l’étal de Yssoufou, le boucher. Pour Tapsoba, il n’y a pas de doute, cette proximité est bien la preuve que sa dulcinée entretient une relation amoureuse avec son ami. Ce sont alors des scènes de jalousie à n’en point finir. La jeune dame a beau nier, Tapsoba n’en croit pas un seul mot. Ces mêmes accusations, ils les portent contre son ami boucher. Celui-ci s’en étonne. Mais le jaloux n’en a que dalle. Les choses se gâtent encore plus, quand le gérant de kiosque à café chasse sa concubine du domicile conjugal.

Plus tard, soit dans la nuit du dimanche 12 avril 2015, aux environs de 22 h, Tapsoba voit sa femme passer son chemin aussi tardivement. Il l’interpelle mais pour M.B, il n’a plus aucun droit sur elle, à partir du moment où il l’a répudiée. Là aussi, pour Tapsoba, c’est bien la preuve, cette fois irréfutable, que son ami et sa femme font « ça » dans son dos. S’ensuit alors une vive dispute entre les deux conjoints. Fort heureusement, de bonnes volontés interviennent, et M.B rejoint le domicile de ses parents.

On croit l’incident clos. Erreur. Le lendemain, en effet, les voisins découvrent deux corps sans vie, au domicile de Tapsoba Florent. Le sien et celui de son ami Yssoufou. Entre les deux cadavres, on remarque la présence d’un fusil qui a certainement servi au double crime, et trois étuis de cartouches vides. Deux impacts de balles sont visibles sur le boucher, et un seul, sur le gérant de kiosque à café qui avait également une cartouche dans la poche.

En attendant les conclusions de l’enquête de la gendarmerie de Guibéroua, arrivée sur place pour les constats d’usage, on pourrait croire avec les différents impacts de balles, que Tapsoba a fait venir son ami chez lui, avant de l’abattre. Après quoi, il a retourné l’arme à feu contre lui. Quand la jalousie est incontrôlable, voici donc ce à quoi on peut aboutir. « Deux morts pour une femme », pourrait-on titré, « ce film ».

Claude KOUDOU (correspondant régional)

Soir Info

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