10242017Headline:

Hôpital psychiatrique de Bingerville: Un des patients se suicide en se pendant

pasteur se pend

Une scène très peu ordinaire a eu pour théâtre, la cour de l’hôpital psychiatrique de Bingerville. Il s’agit du suicide de l’un des pensionnaires.

C’est le dimanche 4 janvier 2015, que les faits se sont produits. A en croire nos sources, c’est depuis le mercredi 20 août 2014, que le ressortissant burkinabé connu sous le seul nom d’Issiaka, la quarantaine, est pensionnaire de l’hôpital psychiatrique. Et c’est de Bonoua, qu’il y a été emmené. Et jusque-là, le personnel soignant n’avait aucun problème avec lui, assure-t-on.

On en est là, lorsque ce dimanche 4 janvier, Issiaka rentre en possession d’un rouleau de bande servant aux pansements. Puis, dans la cour de l’hôpital où ne grouille pas vraiment de monde en cette journée dominicale, il se dirige vers l’oranger. Il s’enroule le cou d’une bonne partie de la bande et réussit à rattacher le reste à une branche de l’oranger. Le temps de comprendre à quel jeu il joue, qu’il se laisse subitement balancer dans le vide. Le personnel est alerté qui accourt. Mais trop tard. Issiaka s’est déjà suicidé en se pendant. Ainsi, lorsqu’on réussit à le décrocher de la branche de l’oranger, il n’y avait plus rien à faire.

Le commissariat de police de la ville est saisi tout de suite. Des agents se rendent sur les lieux et procèdent aux constatations d’usage. Puis le corps du pauvre malade est enlevé et conservé à la morgue de l’hôpital de l’ex-capitale de la Côte d’Ivoire. Mais comment Issiaka que l’on sait « dérangé », a-t-il pu trouver cette conscience de personne normale, pour se laisser aller à un suicide ? On s’interroge encore au sein de l’hôpital psychiatrique. Un hôpital où ceux des pensionnaires qui n’ont pas totalement perdu la boule, sont en émoi devant ce suicide de l’un des leurs. Une vraie histoire de fou.

Madeleine TANOU

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