09212019Headline:

Horreur en Méditerranée : Mohammed Adam Oga raconte ses onze jours de supplice en Méditerranée dans un petit canot pneumatique parti de Libye le 1er août

L’horreur en Méditerranée : le seul rescapé à bord d’un canot pneumatique qui transportait quinze migrants dont une femme enceinte livre un récit poignant de onze jours de cauchemar en mer.

“Nous étions quinze sur le bateau et je suis le seul survivant.”

Mohammed Adam Oga raconte ses onze jours de supplice en Méditerranée dans un petit canot pneumatique parti de Libye le 1er août. Le migrant éthiopien de 38 ans a survécu mais ses quatorze compagnons d’infortune sont tous morts de soif, de faim et sous l’effet de la chaleur. Une femme enceinte originaire du Ghana fait partie des victimes.

Détail horrible : les rescapés ont été obligés de jeter par-dessus bord les cadavres en putréfaction de leurs compagnons.

Mohammed Adam Oga livre un récit poignant sur son lit d’hôpital à Malte où il est soigné pour une déshydratation sévère après avoir été secouru et hélitreuillé par les garde-côtes maltais.

Un passeur libyen lui a fait payer la traversée 700 dollars (630 euros). “Il nous a donné un GPS et il nous a dit de prendre la direction de l’île de Malte”, raconte-t-il à une journaliste du quotidien Times of Malta.

Le bateau pneumatique est d’abord tombé en panne de carburant, puis les quinze migrants ont manqué de nourriture avant de ne plus avoir d’eau potable. “Nous avons commencé à boire l’eau de la mer”, explique Mohammed Adam Oga, qui se présente comme un politicien du Front de libération oromo, favorable à l’indépendance de la région Oromia en Ethiopie.

Morts les uns après les autres
Les migrants ont commencé à mourir les uns après les autres. Les deux premiers sont morts après cinq jours de mer, puis deux autres mouraient chaque jour.

“Il y avait beaucoup de soleil et il faisait très chaud. Nous n’avions plus de nourriture et plus d’eau”, raconte Mohammed Adam Oga, qui voyageait avec des Somaliens, des Ghanéens et un autre Éthiopien.

La situation devenait critique et les cadavres en putréfaction commençaient à dégager une odeur insoutenable. Les rescapés ont alors décidé la mort dans l’âme de se débarrasser des corps de leurs compagnons d’infortune. “Tous les jours, nous prenions les cadavres et nous les jetions à la mer. Les corps sentaient très mauvais.”

“Je n’avais pas envie de mourir”
Mohammed Adam Oga s’est retrouvé seul à bord avec un Somalien prénommé Ismail. “À un moment, il m’a dit tout le monde est mort maintenant. Pourquoi vivrions-nous ?”, raconte le miraculé éthiopien. Pris de désespoir, le Somalien s’est mis à jeter à la mer tout ce qui restait sur le bateau, le GPS, les téléphones… “Je lui ai dit que s’il voulait mourir, c’était son choix mais que moi je n’avais pas envie de mourir”, ajoute Mohammed Adam Oga.

Le Somalien a fini par mourir à son tour. Son cadavre a été retrouvé sur le bateau pneumatique par les sauveteurs.

Il jette ses compagnons morts de soif par-dessus bord
L’horreur en Méditerranée : le seul rescapé à bord d’un canot pneumatique qui transportait quinze migrants dont une femme enceinte livre un récit poignant de onze jours de cauchemar en mer.

“Nous étions quinze sur le bateau et je suis le seul survivant.”

Mohammed Adam Oga raconte ses onze jours de supplice en Méditerranée dans un petit canot pneumatique parti de Libye le 1er août. Le migrant éthiopien de 38 ans a survécu mais ses quatorze compagnons d’infortune sont tous morts de soif, de faim et sous l’effet de la chaleur. Une femme enceinte originaire du Ghana fait partie des victimes.

Détail horrible : les rescapés ont été obligés de jeter par-dessus bord les cadavres en putréfaction de leurs compagnons.

Mohammed Adam Oga livre un récit poignant sur son lit d’hôpital à Malte où il est soigné pour une déshydratation sévère après avoir été secouru et hélitreuillé par les garde-côtes maltais.

Un passeur libyen lui a fait payer la traversée 700 dollars (630 euros). “Il nous a donné un GPS et il nous a dit de prendre la direction de l’île de Malte”, raconte-t-il à une journaliste du quotidien Times of Malta.

Le bateau pneumatique est d’abord tombé en panne de carburant, puis les quinze migrants ont manqué de nourriture avant de ne plus avoir d’eau potable. “Nous avons commencé à boire l’eau de la mer”, explique Mohammed Adam Oga, qui se présente comme un politicien du Front de libération oromo, favorable à l’indépendance de la région Oromia en Ethiopie.

Morts les uns après les autres
Les migrants ont commencé à mourir les uns après les autres. Les deux premiers sont morts après cinq jours de mer, puis deux autres mouraient chaque jour.

“Il y avait beaucoup de soleil et il faisait très chaud. Nous n’avions plus de nourriture et plus d’eau”, raconte Mohammed Adam Oga, qui voyageait avec des Somaliens, des Ghanéens et un autre Éthiopien.

La situation devenait critique et les cadavres en putréfaction commençaient à dégager une odeur insoutenable. Les rescapés ont alors décidé la mort dans l’âme de se débarrasser des corps de leurs compagnons d’infortune. “Tous les jours, nous prenions les cadavres et nous les jetions à la mer. Les corps sentaient très mauvais.”

“Je n’avais pas envie de mourir”
Mohammed Adam Oga s’est retrouvé seul à bord avec un Somalien prénommé Ismail. “À un moment, il m’a dit tout le monde est mort maintenant. Pourquoi vivrions-nous ?”, raconte le miraculé éthiopien. Pris de désespoir, le Somalien s’est mis à jeter à la mer tout ce qui restait sur le bateau, le GPS, les téléphones… “Je lui ai dit que s’il voulait mourir, c’était son choix mais que moi je n’avais pas envie de mourir”, ajoute Mohammed Adam Oga.

Le Somalien a fini par mourir à son tour. Son cadavre a été retrouvé sur le bateau pneumatique par les sauveteurs.

Jusqu’au bout, Mohammed Adam Oga a cru qu’il était encore vivant. Il n’a appris sa mort qu’une fois à l’hôpital. Le rescapé raconte qu’il a eu l’impression d’être “dans un rêve” pendant les dernières heures de son périple macabre.

Mohammed Adam Oga qui espère émigrer au Royaume-Uni affirme ne pas regretter d’avoir entrepris la traversée de la Méditerranée. “Je suis heureux. Je suis vivant”, dit-il. Il en veut cependant aux bateaux et aux hélicoptères qui seraient passés près du canot pneumatique sans s’arrêter, malgré les appels à l’aide des migrants.

Le rescapé doit la vie sauve à un avion de Frontex, l’agence des garde-frontières de l’Union européenne, qui a repéré le bateau pneumatique lundi dernier au large de Malte. Le pilote a immédiatement prévenu les garde-côtes maltais qui se sont portés au secours des occupants du canot, comme on peut le voir sur cette vidéo diffusée par les Forces armées de Malte.

Plus de 840 migrants sont morts ou portés disparus depuis le début de l’année en Méditerranée, d’après l’Organisation mondiale des migrations.

Avec dna.fr

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