09212020Headline:

(Horrible) en Côte d’Ivoire 5 femmes violées par semaine

Cinq (5) femmes sont violées, chaque semaine en Côte d’Ivoire. Cette information est de Unpol, la police des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

Elle a été livrée, le lundi 10 novembre 2014, au cours d’un atelier de formation sur « Le genre dans la police », initié par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), à l’attention des médias. Selon le commissaire Jean Claude Nkurunziza de Unpol, la région de Bouaké rafle la palme avec trois (3) viols. La majorité des violeurs se compte parmi les taximotos qui déservent la capitale du centre de la Côte d’Ivoire.

Pour cet expert des questions du genre à l’Onuci, il faut que la population ait le courage de dénoncer cette violence sexuelle considérée comme un crime par les Nations Unies, afin de réduire le phénomène. Pour y arriver, il est important de « tisser » un pont de confiance entre la population et la police. C’est à cette mission que le Pnud et ses partenaires s’emploient depuis quelque temps à travers la formation de certains groupes socio-économiques dont les Hommes des médias.

Dans un grand hôtel d’Abidjan où s’est déroulé l’atelier de formation, les experts en genre, à savoir Mme Codou Camara, commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle et Aimé Akpatou, consultant national, ont entretenu les journalistes sur plusieurs thèmes dont « l’intégration du genre dans le travail de la police et le genre dans la police : défis et enjeux ». Sur ces deux problématiques, Mme Codou Camara a expliqué les différentes sortes de violence basée sur le genre en mettant en relief le viol et les violences domestiques. Pour le commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle, il est donc impérieux que le genre soit véritablement pris en compte dans le travail de la police. Et ce, en vue d’amener les victimes de violences sexuelles et autres, dont la majorité se compte parmi les femmes, à dénoncer leurs bourreaux. Car souvent, a indiqué Mme Codou Camara, elles ont peur et honte de se confier aux hommes, contrairement aux femmes policiers en qui elles placent plus de confiance en parlant aisément des sévices subis. Il est bien de noter que la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation a été présidée par Mme Aissata De, directeur pays adjoint du Pnud.

Elysée YAO

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