11212017Headline:

Impunité en Côte d’Ivoire: «Et pourtant, le Code pénal ivoirien n’interdit pas l’arrestation des« microbes »

Impunité en Côte d’Ivoire: «Et pourtant, le Code pénal ivoirien n’interdit pas l’arrestation des « enfants en conflit avec la loi » ou « microbes »» (André Silver Konan)

J’avoue que je retourne la situation dans tous les sens depuis des années, et je n’arrive toujours pas à trouver une explication logique, encore moins une raison valable à l’impunité accordée aux « microbes » ou si vous voulez « les enfants en conflit avec la loi », dans un pays où ce problème peut être réglé en quelques heures (on a un CCDO, des commissariats de police dans les quartiers, une Force spéciale, des renseignements, et en face de petits voyous qui opèrent à visage découvert, souvent pendant de longues minutes, voire heures, à des endroits accessibles et qui se réfugient toujours dans des sites connus). Un jour, je saurai sans doute pourquoi cette punition qui ne dit pas son nom, est infligée aux Ivoiriens. Qui vivra verra! (Ndlr : 1erpost).

Que les choses soient claires! Le Code pénal ivoirien (à moins que j’ai la mauvaise version) n’interdit pas qu’on procède à l’arrestation des « enfants en conflit avec la loi » ou « microbes », il interdit qu’on les juge et emprisonne, comme des adultes. Nuance ! Je mets au défi quiconque me prouverait que la loi permet qu’on les laisse commettre des crimes, en toute impunité. Le Code pénal ivoirien (à moins que j’ai toujours la mauvaise version) dit que « les faits commis par un mineur de 10 ans ne sont pas susceptibles de qualification et de poursuite pénal ». Nos « microbes » qui opèrent depuis 2011 ont largement dépassé l’âge de 10 ans. Le Code pénal ivoirien dit que « Les mineurs de 10 à 13 ans ne peuvent faire l’objet que des mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation prévues par la loi ». En clair, la loi exige leur arrestation et leur surveillance et c’est pourquoi il existe au sein de la Maca, le Centre d’observation des mineurs (COM). Par contre, le Code pénal ivoirien définit une « excuse atténuante » pour les mineurs de 16 à 18 ans, de sorte qu’en cas de crime, leurs peines sont réduites. Je répète: je mets au défi quiconque me prouverait que la loi ivoirienne empêche qu’on arrête les « microbes ». Au nom de loi, débarrassez-nous donc de ces « microbes » ! (PS: Image utilisée juste à titre d’illustration, n’ayant aucun rapport avec le contexte de ce texte). (Ndlr : second post).

André Silver Konan

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