12142018Headline:

Koumassi: La communauté des prostituées de nationalité nigériane, à Abidjan, est en deuil; Tout sur cette affaire.

La communauté des prostituées de nationalité nigériane, à Abidjan, est en deuil. Une des membres de cette corporation, celle du plus vieux métier au monde, exerçant dans la commune de Koumassi, précisément à Koumassi-Saint-Étienne, a été retrouvée sans vie. Probablement étranglée.

En effet, rapportent nos sources, dans la nuit du lundi 12 novembre 2018, soit à 20h30′, des prostituées nigérianes, toutes excitées et à la fois en état de détresse, se présentent dans les locaux de l’hôpital général de Koumassi. Elles tiennent à bout de bras une des leurs vraisemblablement dans un état critique. Il s’agit de Blessing Ikhéré, 38 ans bien sonnées.

Le médecin de garde qui la reçoit et qui l’ausculte, affiche une mine de désolation. En fait, Blessing Ikhéré ne devrait plus être évacuée dans un hôpital, mais bien plutôt à la morgue. Parce qu’elle est déjà morte, avant même son admission dans les locaux de cet hôpital à Koumassi. Sans alors perdre le temps comme cela se fait, quand la mort paraît suspecte, le toubib alerte immédiatement la police. Des agents arrivent tout de suite sur les lieux et procèdent à un constat d’usage.

Mais qu’est-il arrivé à Blessing Ikhéré ? Ce sont les collègues de la défunte, entendues par les forces de l’ordre selon nos sources, qui font des révélations présumées sur la mort de la fille de joie. Fille de joie qui ne procurera plus, hélas, de sensations fortes à ses clients.

A en croire donc ces vendeuses de charmes s’expliquant dans un français « bancal », ce lundi soir-là, toutes sont assises en face de leurs chambrées. Aguichant les passants avec leurs postures renversantes et leurs tenues vestimentaires, à même de troubler un moine. Et là, aux alentours de 20h, arrive un client ou du moins ce qu’elles croient être. Et directement cet homme file dans la chambre de Blessing Ikhéré qui l’y suit, sans perdre une seule seconde. Quelque temps plus tard, ayant fini son « show », on voit le client ressortir de la pièce et s’en aller tranquillement.

Mais de longues minutes durant et cela contrairement aux habitudes, ses collègues ne voient toujours pas Blessing ressortir de la chambre et revenir reprendre sa place à l’entrée. L’ayant beau appeler sans qu’elle ne réponde, les autres prostituées se disant inquiètes dès cet instant, la rejoignent dans sa chambre. Et là, elles la découvrent, dans un état critique et toute nue. La pauvre a son pantalon collant solidement noué dans le cou. Elles tentent alors de la réanimer, en vain. Et c’est comme cela que, la croyant encore en vie, elles l’évacuent à l’hôpital général de Koumassi, où elles s’entendent dire que Blessing Ikhéré est déjà décédée.

La police ouvre immédiatement une enquête, en vue de faire la lumière sur le décès de la fille de joie. Et à cet effet, le mystérieux client est activement recherché. Mais l’enquête n’oublie pas non plus de s’intéresser aux collègues de la défunte. Parce qu’en pareille situation, elles aussi sont assimilées à des suspectes présumées, jusqu’à ce que l’enquête démontre le contraire. En clair, la version qu’elles donnent, pour l’instant, ne les dédouanent guère.

Les investigations policières sont donc en cours, pour retrouver le ou les tueurs de la malheureuse vendeuse de charmes, et savoir le mobile du crime.

KIKIE Ahou Nazaire

 

linfodrome.com

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment