10192017Headline:

Les affres de l’absence de l’eau à Abidjan / On avait pourtant annoncé sa fin…

 

Le calvaire de la pénurie d’eau, les populations de la ville d’Abidjan l’ont vécu plus encore, l’an dernier avec les coupures d’eau qui n’en finissaient plus pendant que  du  côté du gouvernement, on se pressait lentement. La quasi-totalité des communes a subi les affres de l’absence de ce liquide précieux, de surcroit source de vie. Abobo ; Yopougon, Port-Bouet, Cocody, Treichville, Marcory, Koumassi, entre autres.  Avec acuité ou avec moins de sévérité, chaque commune a vécu son lot de difficultés jusqu’à une certaine accalmie. Certaines communes étaient même entrées dans la danse affreuse longtemps avant que la sonnette d’alarme soit tirée et que le problème soit devenu populaire, voire national. Bref ! Avoir de l’eau en permanence chez soi n’était plus chose possible. Pour en trouver, il fallait soit sillonner des quartiers à la recherche de points de vente d’eau déjà bondés de monde et de bidons verts ou jaunes ; ou monter la garde pendant la nuit pour recueillir un peu de cette eau potable  qui revenait furtivement à des heures tardives ; sinon pas du tout et c’était des jours successifs sans eau dans les cellules familiales. Les robinets étaient  à sec à plusieurs endroits.

La pénurie battait son plein. Ce temps-là a vu la floraison du commerce de barriques et de bidons qui servaient de cuve ou de réservoir d’eau.  L’Etat qui se pressait lentement a fini par rassurer avec l’inauguration de la station de traitement d’eau de la ville de Bonoua. A l’inauguration de celle de Yopougon-Niangon, le président Alassane Ouattara déclarait: « A partir de fin janvier 2015, plus de problème d’eau dans la ville d’Abidjan». Cette station faisant partie des 12 ouvrages qui étaient en cours de réalisation et devant mettre un terme aux difficultés d’approvisionnement en eau potable dans la ville d’Abidjan. 12 ouvrages pour un investissement d’environ 165 milliards de francs CFA qui apporteraient un volume supplémentaire  de 250 000 m3 par jour. Le Premier ministre d’alors, Daniel Kablan Duncan, également ministre de l’Economie, des Finances et du budget, aujourd’hui vice-président, a fait   aussi une annonce, lors d’une conférence de presse : « S’agissant de l’accès de tous à l’eau potable, le gouvernement se fixe comme action prioritaire de mettre fin à la pénurie à Abidjan à partir de la fin de cette année 2014, avec les investissements à court terme, pour un coût global de 90, 6 milliards de FCFA ». Cependant, les coupures d’eau ont refait surface, contre toute attente,  ces derniers temps à certains endroits. Notamment, Angré-Djibi de la commune de Cocody, où l’on ne peut plus se réveiller les matins sans avoir peur de ne pas pouvoir se laver ou terminer son bain.

Le 8 février 2017, le nouveau  ministre  des Infrastructures économiques Kouakou  Amédé était sur le site du château d’eau d’AngréDjibi.  Selon lui, le district d’Abidjan n’a pas de problème en eau mais la difficulté à satisfaire toute la population vient d’un problème de distribution. «Dans tous les quartiers, nous n’avons pas de problèmes. Les seuls quartiers sont Abobo nord et Anyama où les travaux de distribution sont en train d’être achevés. D’ici le mois de mai, les populations seront soulagées… C’est seulement un problème de distribution… Il ne suffit pas de produire, il faut aussi distribuer  », A-t-il précisé. Que comprendre donc par fin d’une pénurie d’eau à une date précise si l’on doit encore attendre ? A cette allure, on peut avoir de bonnes raisons d’avoir  peur de rater le train de l’émergence.

Africa Newsquick

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